Les mouvements nationalistes corses constituent une nébuleuse d’organisations légales ou clandestines qui s’enchevêtrent depuis une vingtaine d’années. Depuis l’occupation, en 1975, par des militants de l’Action régionaliste corse (ARC) d’un domaine viticole à Aleria (nord de l’île), qui se solda par la mort de deux gendarmes et par deux blessés, les organisations nationalistes ont éclaté en plusieurs mouvements. Aujourd’hui, les autonomistes de l’ARC, fondée par les frères Edmond et Max Simeoni, se retrouvent dans l’Union du peuple corse (UPC), opposée à la lutte clandestine armée. Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), créé en 1976, s’est divisé en trois branches qui se sont livré ces dernières années une guerre fratricide. 1) Le FLNC-CANAL HISTORIQUE, dont la vitrine légale, A Cuncolta Naziunalista (Rassemblement nationaliste), est dirigé par deux secrétaires nationaux, François Santoni en Corse-du-Sud, écroué depuis décembre 96, et Charles Pieri en Haute-Corse. Le FLNC-Canal historique est l’organisation clandestine armée la plus active. Il a annoncé le 25 janvier dernier la rupture de la trêve des opérations militaires, décrétée le 17 juin 1997 à l’arrivée du gouvernement socialiste, accusant ce dernier de ne pas donner suite à ses revendications. 2) RESISTENZA, dont la vitrine légale est l’Accolta Naziunale Corsa (ANC - Rassemblement national corse), est né en 1989 d’une dissidence du FLNC-Canal historique. L’ANC a annoncé le 19 juin 1997 sa rupture avec les organisations armées clandestines corses. 3) FLNC-CANAL HABITUEL: En 1990, une autre fracture s’est produite au sein d’A Cuncolta avec la fondation par Alain Orsoni du Mouvement pour l’Autodétermination (MPA), suivie en 1991 de l’apparition du FLNC-Canal habituel, opposé à l’«historique», qui a été dissous le 29 janvier 1997. AUTRES ORGANISATIONS CLANDESTINES: — En 1995, FRONTE RIBELLU (Front rebelle), est apparu sous l’impulsion de dissidents du FLNC-Canal historique, revendiquant quelques attentats. — En 1996, un autre «FLNC», sans qualificatif comme le mouvement originel, apparaît comme le bras armé de l’organisation CORSICA VIVA, créée en mai 1996 par une centaine de militants du MPA. (AFP)
Les mouvements nationalistes corses constituent une nébuleuse d’organisations légales ou clandestines qui s’enchevêtrent depuis une vingtaine d’années. Depuis l’occupation, en 1975, par des militants de l’Action régionaliste corse (ARC) d’un domaine viticole à Aleria (nord de l’île), qui se solda par la mort de deux gendarmes et par deux blessés, les organisations nationalistes ont éclaté en plusieurs mouvements. Aujourd’hui, les autonomistes de l’ARC, fondée par les frères Edmond et Max Simeoni, se retrouvent dans l’Union du peuple corse (UPC), opposée à la lutte clandestine armée. Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC), créé en 1976, s’est divisé en trois branches qui se sont livré ces dernières années une guerre fratricide. 1) Le FLNC-CANAL HISTORIQUE, dont la vitrine légale, A...
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