Le Congrès américain à la recherche d'un consensus
le 07 février 1998 à 00h00
Le Congrès américain veut présenter face à l’Irak un front uni de soutien au président Bill Clinton, mais semble avoir trébuché dans sa recherche de consensus sur les objectifs d’une éventuelle frappe militaire. Alors qu’il y a dix jours, à la rentrée parlementaire, le président de la Chambre, Newt Gingrich, appelait à l’adoption d’une motion demandant au président de «mener toute action nécessaire et appropriée» pour contraindre l’Irak à se plier aux exigences de l’ONU, les discussions se sont enlisées cette semaine au Congrès sur les termes exacts d’une motion de soutien. Un débat formel n’aura pas lieu avant la semaine prochaine au plus tôt. Le secrétaire d’Etat Madeleine Albright et le secrétaire à la Défense William Cohen ont passé plusieurs heures tout au long de la semaine, cloîtrés au Capitole avec différents groupes de sénateurs et de représentants, pour expliquer la position du gouvernement. Et des réunions semblables pourraient se poursuivre la semaine prochaine. «Tant que nous ne connaîtrons pas tous les faits et n’auront pas précisément connaissance de la situation, nous ne pensons pas qu’il est dans notre intérêt d’avoir un débat», affirmait en fin de semaine Tom Daschle, leader de la minorité démocrate au Sénat. «Je suis prêt à soutenir le président (...) mais je ne vais pas le faire si nous n’avons pas défini les objectifs finaux» d’une éventuelle frappe, affirmait pour sa part Trent Lott, leader de la majorité républicaine au Sénat. Le Congrès est en effet divisé, non pas tant sur l’opportunité d’une action militaire mais sur les objectifs spécifiques et les limites d’une telle intervention. La Maison-Blanche affirme qu’il s’agit uniquement de forcer le leader irakien Saddam Hussein à accepter les inspections de l’ONU destinées à mettre au jour et détruire d’éventuels stocks d’armes de destruction massive. Mais la direction républicaine de congrès souhaite la tête de Saddam Hussein, tandis qu’une minorité de démocrates — souvent d’anciens du Vietnam — veut freiner l’ardeur belliqueuse et définir avec précision les limites d’une intervention. La première résolution, proposée par M. Gingrich, «ressemblait à la résolution sur le Golfe du Tonkin», affirmait Max Cleland, sénateur démocrate de Georgie et paraplégique depuis la guerre du Vietnam. (AFP)
Le Congrès américain veut présenter face à l’Irak un front uni de soutien au président Bill Clinton, mais semble avoir trébuché dans sa recherche de consensus sur les objectifs d’une éventuelle frappe militaire. Alors qu’il y a dix jours, à la rentrée parlementaire, le président de la Chambre, Newt Gingrich, appelait à l’adoption d’une motion demandant au président de «mener toute action nécessaire et appropriée» pour contraindre l’Irak à se plier aux exigences de l’ONU, les discussions se sont enlisées cette semaine au Congrès sur les termes exacts d’une motion de soutien. Un débat formel n’aura pas lieu avant la semaine prochaine au plus tôt. Le secrétaire d’Etat Madeleine Albright et le secrétaire à la Défense William Cohen ont passé plusieurs heures tout au long de la semaine,...
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