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Actualités - Chronologie

Protestations et polémique en Italie au lendemain du drame des dolomites

sChef de l’Etat en tête, des voix se sont élevées après la catastrophe de mardi en Italie pour réclamer une modification des procédures de vol militaire à basse altitude, les communistes demandant même une révision des relations italo-américaines. Un avion militaire américain volant à basse altitude a heurté le câble d’un téléphérique mardi après-midi dans une station de ski des Dolomites italiennes (Nord), provoquant la mort de 20 personnes tuées dans la chute d’une cabine. Sous le choc de la tragédie, les Italiens ont semblé avoir soudain réalisé que leur pays, situé aux portes des Balkans et de l’Orient, est un lieu privilégié pour les bases de l’OTAN et un terrain d’exercice permanent pour les pilotes. Dans la zone de la catastrophe, le président de la province de Trente (Nord), Carlo Andreotti, a ainsi avoué que de «nombreux habitants» lui avaient déclaré que les avions militaires «passaient souvent sous les câbles du téléphérique», sans qu’apparemment personne n’ait trouvé jusqu’à présent à y redire. «Ceux qui vivent dans les Dolomites savent ce que c’est que la crainte des vols militaires à basse altitude incessants dans cette région. Chacun a observé les évolutions insensées des appareils entre les câbles des téléphériques et les pylônes pour les câbles à haute tension. A Rome aussi, le Parlement et le ministère de la Défense savaient», a écrit mercredi le quotidien Corriere della Sera dans un éditorial de première page. Semblant écarter à priori la possibilité que la tragédie ait été provoquée par une défaillance technique quelconque du biréacteur du corps des Marines, ou par des circonstances atmosphériques défavorables dans les vallées de montagne, les responsables italiens ont mis en cause les procédures de vol à basse altitude bien que, selon le secrétaire italien à la Défense, Massimo Brutti, «elles soient encore plus strictes pour les Américains que pour les Italiens». Le président de la République Oscar Luigi Scalfaro a demandé au président du Conseil Romano Prodi que soit «entreprise immédiatement une révision méticuleuse des procédures des vols militaires afin d’éviter la répétition d’une telle tragédie». Les vols militaires US suspendus Plusieurs enquêtes américaine et italienne ont été annoncées pour déterminer les circonstances de la catastrophe et, en attendant, tous les vols militaires américains à basse altitude ont été suspendus en Italie. Le débat s’est rapidement déplacé sur le plan politique. Le parti Refondation Communiste, opposé traditionnellement à l’OTAN et à l’alliance militaire avec les Etats-Unis, a demandé la fermeture des bases et le départ des Américains. «Notre position est claire: nous sommes pour la fermeture des bases de l’OTAN en Italie et pour le démantèlement de l’Alliance atlantique», a déclaré Ramon Mantovani, responsable des relations extérieures du parti qui soutient le gouvernement de Romano Prodi. «La présence de troupes étrangères sur le sol italien n’a plus de sens aujourd’hui», a-t-il ajouté. Le ministre des Affaires étrangères, Lamberto Dini, a aussitôt rejeté les demandes communistes, estimant qu’il «ne faut pas faire feu de tout bois». «On ne peut pas tirer certaines conséquences d’un accident jusqu’à vouloir bouleverser nos alliances et nos structures de sécurité collective», a-t-il dit. Un responsable du parti de droite «Forza Italia», Jas Gawronsky, a également dénoncé la «position opportuniste des communistes», affirmant que «l’on ne peut pas profiter d’une catastrophe pour criminaliser l’OTAN». (AFP)
sChef de l’Etat en tête, des voix se sont élevées après la catastrophe de mardi en Italie pour réclamer une modification des procédures de vol militaire à basse altitude, les communistes demandant même une révision des relations italo-américaines. Un avion militaire américain volant à basse altitude a heurté le câble d’un téléphérique mardi après-midi dans une station de ski des Dolomites italiennes (Nord), provoquant la mort de 20 personnes tuées dans la chute d’une cabine. Sous le choc de la tragédie, les Italiens ont semblé avoir soudain réalisé que leur pays, situé aux portes des Balkans et de l’Orient, est un lieu privilégié pour les bases de l’OTAN et un terrain d’exercice permanent pour les pilotes. Dans la zone de la catastrophe, le président de la province de Trente (Nord), Carlo...