L'Egypte appelle Bagdad à désamorcer la crise avec Washington
le 05 février 1998 à 00h00
L’Egypte a appelé mercredi l’Irak à désamorcer la crise avec les Etats-Unis en respectant les décisions de l’ONU. «Nous espérons que l’Irak se pliera aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, sinon cela aura de graves conséquences», a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak, questionné durant l’inauguration d’un réacteur nucléaire expérimental avec le président argentin Carlos Menem. M. Moubarak avait mené lundi des consultations téléphoniques avec 14 chefs d’Etat arabes pour présenter la position arabe au secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright. Interrogé sur l’éventualité d’un sommet arabe, il a répondu: «Pas encore, nous n’en avons pas discuté». Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright avait assuré la veille au soir que les Arabes et Washington étaient d’accord pour privilégier l’option diplomatique. «Aujourd’hui je peux dire que les Etats-Unis, l’Egypte, la Jordanie, le Koweit, l’Arabie Séoudite, Bahrein, l’Autorité palestinienne sont sur la même longueur d’onde» à propos de l’Irak, a déclaré Mme Albright au terme d’une tournée au Proche-Orient et dans le Golfe. «Nous préférons résoudre la crise de manière diplomatique mais si la diplomatie échoue, la responsabilité des graves conséquences qui en découleraient repose sur les épaules du gouvernement irakien», a-t-elle averti. M. Moubarak, qui s’oppose à une frappe militaire contre l’Irak, a dépêché mercredi à Bagdad, en tant que président du dernier sommet arabe de 1996, le secrétaire général de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid. Il avait déjà adressé un message à son homologue irakien Saddam Hussein durant le week-end pour souligner «l’importance de donner une chance aux efforts diplomatiques visant à trouver une solution garantissant l’application des résolutions de l’ONU afin de contenir la situation et d’éviter un conflit armé qui pourrait avoir des répercussions à large échelle». (AFP)
L’Egypte a appelé mercredi l’Irak à désamorcer la crise avec les Etats-Unis en respectant les décisions de l’ONU. «Nous espérons que l’Irak se pliera aux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, sinon cela aura de graves conséquences», a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak, questionné durant l’inauguration d’un réacteur nucléaire expérimental avec le président argentin Carlos Menem. M. Moubarak avait mené lundi des consultations téléphoniques avec 14 chefs d’Etat arabes pour présenter la position arabe au secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright. Interrogé sur l’éventualité d’un sommet arabe, il a répondu: «Pas encore, nous n’en avons pas discuté». Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright avait assuré la veille au soir que les Arabes et Washington...
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