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Actualités - Chronologie

In et Out au Japon

Faux cils, faux ongles, faux tatouages... Et aussi: Tiger Woods, le groupe Smap, vin rouge, sel importé, gauffres belges, porcini, prosciutto... La liste serait trop longue des gens et des objets «in» dans le Japon de cette fin de siècle. Autant de titres futiles, éphémères ou innovants. Méchant vraiment extra C’est bien lui, le fameux martien de «Mars Attacks!», très demandé au Japon. Hyperréaliste, fabriqué à l’échelle humaine et tout en latex, il est très souple et ne craint pas d’être manipulé. Faux cils, nounours à assembler, gros rouge et gauffres belges: la grande agence japonaise de publicité Dentsu a compilé, comme chaque année, la liste des produits – futiles, éphémères ou innovants – qui ont séduit en 1997 ces rois de la consommation que sont les Japonais. L’an dernier, «les jeunes ont été nombreux à s’intéresser à des produits leur permettant d’être discrètement à la mode en se distinguant subtilement de leurs pairs, tout en apparaissant identiques à première vue», analyse Dentsu. Le concept-clef: le faux. Postiches, faux ongles, faux cils et tatouages effaçables ont été en forte demande parmi les jeunes Japonais, qui impriment les modes dans une grande partie de l’Asie orientale. Les colorations et les maquillages pour cheveux ont continué à jouir d’une grande popularité. Les Japonais auraient-ils un problème avec les nez brillants? Pour la troisième année consécutive, Dentsu mentionne sur sa liste des produits phares des mouchoirs permettant de faire disparaître discrètement un excès de sebum. Le nouvel idéal, imprimé par le succès de la chanteuse Namie Amuro: le «petit minois». Pour les Japonaises qui trouvent leur visage trop massif ont fleuri les traitements amincissants. «De façon quelque peu surprenante», relève Dentsu, «cette mode s’est même étendue à la population mâle. Autres héros de l’heure, le golfeur Tiger Woods et les chanteurs-danseurs du groupe Smap, mais moins pour leur talent de scène que pour leur livre de recettes, qui s’est vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires. L’année écoulée a également été celle des «plaisirs cachés»: le vin rouge, le sel importé ou parfumé (aux herbes ou aux algues), les thés mélangés (souvent commercialisés prêt-à-boire dans des boîtes de métal). Jeans usagés Les jeans usagés (ou les jeans neufs traités pour apparaître antiques) ont fasciné par «les motifs variés formés par la décoloration et le rétrécissement du tissu». En dépit de prix largement supérieurs à un modèle neuf, les «Jeans de collection» ont rencontré un vif succès de commercialisation. Les produits de beauté à base de boue et d’argile, supposés nettoyer et revigorer la peau, les draps qui refroidissent les jambes lourdes après une dure journée de travail, les bicyclettes électriques, les équipements antipervers, les placements auprès des banques étrangères, les bustiers, les yoyos et les gelées glacées ont marqué à des degrés divers l’année achevée. Dentsu n’a pas manqué de remarquer les «longues queues» qui se sont formées devant les échoppes vendant des gauffres belges. Dans la foulée, les consommateurs japonais se sont intéressés aux bières d’Outre-Quièvrain, dont ils ont découvert «le goût bien particulier et le look très classe». Au niveau culinaire, la cuisine italienne est «in», notamment pour ses tomates, ses champignons «porcini» et son jambon «prosciutto». Après le «Print Club», qui permet de fabriquer des autocollants à son effigie, les Japonais se sont pris de passion pour le «Stamp Club»: chacun peut ainsi se doter d’un tampon-encreur reproduisant ses traits. Le Teddy Bear a la cote, comme l’atteste la prolifération des kits de nounours prêts à coudre et des classes spécialisées. Autre Hobby à la mode: le jardinage, spécialement parmi les jeunes femmes vivant en appartement. L’année écoulée a aussi été celle des jeux-vidéo: le Tamagotchi, le poussin virtuel du groupe Bandaï, bien sûr, qui s’est vendu à plus de 13 millions d’exemplaires et dont Dentsu s’étonne du succès international. Mais aussi les jeux sur Internet. Nintendo a touché le Jackpot avec ses monstres de poche (Pocket Monsters, ou en japonais «Pokemon»): les propriétaires de GameBoy peuvent faire s’affronter leurs monstres favoris en connectant leurs consoles. Le groupe nippon a vendu l’an dernier plus de 7,5 millions de ces logiciels. (AFP)
Faux cils, faux ongles, faux tatouages... Et aussi: Tiger Woods, le groupe Smap, vin rouge, sel importé, gauffres belges, porcini, prosciutto... La liste serait trop longue des gens et des objets «in» dans le Japon de cette fin de siècle. Autant de titres futiles, éphémères ou innovants. Méchant vraiment extra C’est bien lui, le fameux martien de «Mars Attacks!», très demandé au Japon. Hyperréaliste, fabriqué à l’échelle humaine et tout en latex, il est très souple et ne craint pas d’être manipulé. Faux cils, nounours à assembler, gros rouge et gauffres belges: la grande agence japonaise de publicité Dentsu a compilé, comme chaque année, la liste des produits – futiles, éphémères ou innovants – qui ont séduit en 1997 ces rois de la consommation que sont les Japonais. L’an dernier, «les...