Le niveau de la mer pourrait monter de cinq mètres d’ici l’an 2100 en raison du réchauffement climatique, selon une modélisation beaucoup plus alarmiste que les précédentes, publiée par la revue scientifique britannique «Nature». Le Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC) de l’ONU a prévu, pour sa part, une élévation du niveau des océans de 15 à 95 centimètres, avec un «scénario moyen» de 50 centimètres, et une augmentation des températures de 1 à 3,5 degrés. L’expansion thermique de la masse océanique contribuerait pour plus de la moitié à ce phénomène, la fonte des glaciers et de la calotte des pôles étant essentiellement responsable du reste, indiquent les deux auteurs de l’étude, Jonathan Gregory du Centre Hadley, Meteorological Office, à Bracknelle (Grande-Bretagne) et Johannes Oerlemans de l’Institut de recherche marine et atmosphérique, à Utrecht (Pays-Bas). Ce scénario «à la hausse» sur les conséquences globales du réchauffement climatique, qui comprend aussi un accroissement des températures de 2,7 à 3,3 degrés entre 1990 et 2100, prévoit une augmentation de 132 millimètres du niveau de la mer due à la fonte des glaciers, pour la période 1990-2100 (+ 20% par rapport aux prévisions moyennes précédentes). S’y ajoute une élévation de 76 millimètres causée par la fonte des glaces du Groenland. Deux simulations, incluant l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, passée et prévue, ainsi que les conséquences des émissions d’aérosols sulfatés qui, eux, refroidissent le climat en réfléchissant le rayonnement solaire, ont été réalisées à Bracknell. «Nous proposons une modélisation améliorée de la fonte des glaciers en utilisant à la fois les moyennes des températures générées par le modèle de la circulation globale du couple océan-atmosphère et les modèles régionaux concernant les glaciers», soulignent les deux chercheurs. «L’avantage de notre approche réside dans la prise en compte des effets régionaux et saisonniers des variations de température», ajoutent-ils. Selon leur modélisation, la plus importante fonte de glaciers proviendra du nord-ouest de l’Amérique (43%) et d’Asie centrale, celle des glaciers alpins ne contribuant qu’à 1% du phénomène. Les chercheurs ne font aucune allusion à l’impact d’une telle hausse du niveau de la mer qui serait catastrophique. L’accord de Kyoto pour la protection du climat, conclu le 11 décembre dernier au Japon, devrait entrer en vigueur en 2001 ou 2002. (AFP)
Le niveau de la mer pourrait monter de cinq mètres d’ici l’an 2100 en raison du réchauffement climatique, selon une modélisation beaucoup plus alarmiste que les précédentes, publiée par la revue scientifique britannique «Nature». Le Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC) de l’ONU a prévu, pour sa part, une élévation du niveau des océans de 15 à 95 centimètres, avec un «scénario moyen» de 50 centimètres, et une augmentation des températures de 1 à 3,5 degrés. L’expansion thermique de la masse océanique contribuerait pour plus de la moitié à ce phénomène, la fonte des glaciers et de la calotte des pôles étant essentiellement responsable du reste, indiquent les deux auteurs de l’étude, Jonathan Gregory du Centre Hadley, Meteorological Office, à Bracknelle (Grande-Bretagne) et...
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