Le secrétaire américain à la Défense William Cohen envisage de se rendre début février dans la région du Golfe pour y consulter les alliés des Etats-Unis sur une éventuelle action militaire contre l’Irak, a annoncé le Pentagone. «L’objectif de ce voyage serait de consulter nos amis et alliés sur une éventuelle action militaire» contre l’Irak, a déclaré le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon. «Comme vous le savez, le président n’a pas encore pris de décision sur la voie à prendre, mais l’impression croissante est que les options diplomatiques sont épuisées, et cela nous laisse, pour atteindre nos objectifs, peu d’autres choix que d’envisager une action militaire», a ajouté M. Bacon. Aucune date et aucun itinéraire n’ont été fixés, a indiqué M. Bacon. Les Etats-Unis ont massé d’importantes forces navales dans le Golfe et disposent d’avions militaires stationnés en Arabie Séoudite, au Koweit, à Bahrein et sur l’île de Diego Garcia, dans l’océan Indien. Interrogé sur la question de savoir si les Etats-Unis avaient l’autorisation des pays du Golfe d’utiliser leurs bases pour des frappes aériennes contre l’Irak, M. Bacon a indiqué que le Pentagone aurait la marge de manœuvre nécessaire au cas où le président opterait pour l’usage de la force. Le porte-avions «USS Independence» doit arriver dans le Golfe le 6 ou le 7 février, portant à trois le nombre de porte-avions dans la région, au moins pour une brève période, ont précisé des responsables du Pentagone. Washington préfère, certes, éliminer toute menace que présenterait l’existence d’armes de destruction massive par la voie diplomatique, laquelle sera recherchée «jusqu’à la dernière minute», a déclaré M. Bacon. Bombes pénétrantes «Si, comme il semble que cela soit à présent le cas, cela semble être un objectif infructueux, nous devrons évidemment faire autre chose», a-t-il ajouté. M. Bacon a indiqué que les stratèges militaires envisageaient une série de cibles, allant de sites liés aux armes de destructions massives aux communications militaires, en passant par les unités de la Garde républicaine. «Il y a bien entendu un certain nombre de façons de traiter les armes de destruction massive», a déclaré M. Bacon. «L’une d’elles est de s’en prendre aux stocks eux-mêmes, une autre est de s’attaquer aux moyens d’acheminement, une troisième consiste à frapper les sites de production et ceux liés à la production. Ce sont là des choses que nous étudions toutes», a-t-il déclaré. M. Bacon n’a pas exclu ni confirmé l’hypothèse de l’utilisation de bombes nucléaires pénétrantes pour détruire des sites d’armes de destruction massive profondément enfouis dans le sol. Le porte-parole a également précisé que Washington entendait renforcer les défenses des soldats américains face aux armes chimiques et biologiques. Parmi les autres mesures envisagées figure le déploiement de «Portal Shield», un capteur conçu pour détecter les agents biologiques, a déclaré M. Bacon. La vaccination des soldats est également envisagée, a-t-il ajouté. Le porte-parole du Pentagone a rappelé les avertissements lancés par les Etats-Unis à l’époque de la guerre du Golfe affirmant que Washington réagirait à toute utilisation d’armes de destruction massive par l’Irak avec «une force dévastatrice». «Je crois que Saddam Hussein savait à l’époque de la guerre du Golfe, et sait maintenant, que toute utilisation d’armes de destruction massive contre les soldats américains ou contre des alliés des Etats-Unis serait extrêmement dangereuse car nous répondrions avec une grande force et une grande détermination», a-t-il déclaré. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire américain à la Défense William Cohen envisage de se rendre début février dans la région du Golfe pour y consulter les alliés des Etats-Unis sur une éventuelle action militaire contre l’Irak, a annoncé le Pentagone. «L’objectif de ce voyage serait de consulter nos amis et alliés sur une éventuelle action militaire» contre l’Irak, a déclaré le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon. «Comme vous le savez, le président n’a pas encore pris de décision sur la voie à prendre, mais l’impression croissante est que les options diplomatiques sont épuisées, et cela nous laisse, pour atteindre nos objectifs, peu d’autres choix que d’envisager une action militaire», a ajouté M. Bacon. Aucune date et aucun itinéraire n’ont été fixés, a indiqué M. Bacon. Les Etats-Unis ont massé...