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Actualités - Chronologie

L'ONU rappelle à l'ordre le chef de l'UNSCOM

Le responsable du désarmement de l’Irak Richard Butler a affirmé que Bagdad possédait suffisamment d’armes bactériologiques pour anéantir la population de la ville israélienne de Tel-Aviv. Il a également affirmé, devant des dirigeants de la communauté juive, que Bagdad avait encore 45 ogives de missiles que les inspecteurs de l’ONU n’avaient pas retrouvées. Ces déclarations publiques ont provoqué l’irritation du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a rappelé à l’ordre le diplomate australien, au moment où la tension entre Bagdad et les Nations Unies s’aggrave. Les Etats-Unis brandissent de plus en plus ouvertement la menace d’une attaque militaire pour forcer l’Irak à respecter ses obligations en matière de désarmement. Bagdad interdit aux experts de la Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM) à la recherche d’armements prohibés de pénétrer dans ses sites déclarés «présidentiels». «Extrapolation raisonnable» L’Irak est tenu de démanteler toutes ses armes de destruction massive et de ne pas développer de missiles d’une portée supérieure à 150 kilomètres. M. Butler a déclaré, dans un entretien publié par le «New York Times», que l’Irak possède des missiles porteurs de charges contenant «des bacilles du charbon et de la toxine botulique» capables «d’anéantir Tel-Aviv». Certains de ces missiles sont rudimentaires, mais «ils fonctionnent», assure-t-il. Devant la conférence des présidents, qui regroupe plusieurs organisations juives, M. Butler a indiqué que ses inspecteurs avaient détruit 30 ogives qui pourraient être installées sur les missiles irakiens al-Hussein dont la portée pourrait être allongée au-delà de 150 kilomètres. «Nous savons qu’ils (Irakiens) ont rempli un certain nombre de ces ogives d’agents chimiques et d’agents biologiques», a-t-il dit. Mais, «nous ne savons pas combien», parce que les Irakiens n’ont pas donné d’informations crédibles sur ce sujet, a ajouté M. Butler. Il a indiqué que 45 ogives étaient manquantes. Au «New York Times», M. Butler a affirmé que les Irakiens tentaient de dissimuler les preuves sur leur armement prohibé. Des responsables irakiens ont ainsi modifié les disques durs d’ordinateurs, brûlé plusieurs documents en présence d’inspecteurs de l’ONU, ou emporté des valises à l’arrivée d’inspecteurs sur un site, a déclaré le diplomate australien. M. Butler a précisé devant les dirigeants juifs que ces déclarations étaient fondées sur «une extrapolation raisonnable» à partir des documents fournis il y a plus d’un an par son prédécesseur, le Suédois Rolf Ekeus. Mais la Russie et la Chine ont manifesté au Conseil de Sécurité leur mauvaise humeur devant la révélation de faits dont, selon eux, ils n’avaient pas été informés par M. Butler. «Plusieurs délégations ont exprimé leur préoccupation à propos d’articles de presse qui n’étaient pas, selon elles, compatibles avec les informations données par la Commission spéciale au Conseil de Sécurité», a déclaré l’ambassadeur de France, Alain Dejammet. L’ambassadeur français, qui exerce en janvier la présidence tournante du Conseil, doit transmettre ce «sujet de préoccupation» au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Les membres du Conseil de Sécurité avaient déjà, par le passé, rappelé à l’ordre M. Butler pour avoir informé la presse avant les membres du Conseil de certaines de ses décisions. (AFP)
Le responsable du désarmement de l’Irak Richard Butler a affirmé que Bagdad possédait suffisamment d’armes bactériologiques pour anéantir la population de la ville israélienne de Tel-Aviv. Il a également affirmé, devant des dirigeants de la communauté juive, que Bagdad avait encore 45 ogives de missiles que les inspecteurs de l’ONU n’avaient pas retrouvées. Ces déclarations publiques ont provoqué l’irritation du Conseil de Sécurité de l’ONU qui a rappelé à l’ordre le diplomate australien, au moment où la tension entre Bagdad et les Nations Unies s’aggrave. Les Etats-Unis brandissent de plus en plus ouvertement la menace d’une attaque militaire pour forcer l’Irak à respecter ses obligations en matière de désarmement. Bagdad interdit aux experts de la Commission spéciale sur le désarmement de...