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Actualités - Chronologie

Mgr Ortega minimise la rencontre Jean-Paul II-Castro

Mgr Jaime Ortega, cardinal de La Havane, a exhorté le monde à s’intéresser à l’importance spirituelle de la visite de Jean-Paul II à Cuba, et non à sa «méga-rencontre» avec Fidel Castro. «Réduire la visite à une rencontre entre deux hommes (...), la présenter comme une sorte de méga-rencontre me paraît revenir à en nier le contenu», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. «Le pape rend visite à l’Eglise, au peuple cubain. Parler d’une visite au régime signifie que l’on dévalue quelque peu cette visite», a-t-il ajouté. Le prélat a ajouté que le pape, venu «revigorer et réconforter» les catholiques cubains, devait être reçu en dirigeant religieux, et non en chef d’Etat. «Tout en étant le chef d’un très petit Etat comme le Vatican, tout en étant une personnalité illustre et une autorité morale mondiale, le pape est avant tout le successeur de Saint-Pierre, l’évêque de Rome, celui qui rend Jésus-Christ présent», a-t-il déclaré. Le message du cardinal risque cependant de ne pas être entendu. C’est précisément pour voir Fidel Castro, champion du communisme, accueillir le pape que la plupart des 3.000 journalistes étrangers présents ont fait le voyage. Mgr Ortega tenait ces propos trois jours après que Fidel Castro eut exhorté croyants et incroyants à venir nombreux accueillir le souverain-pontife et assister aux quatre messes qu’il célébrera à Santa Clara, Camaguey, Santiago de Cuba et La Havane. L’Eglise avait souhaité que ces offices religieux soient tous les quatre diffusés par la télévision nationale, mais Fidel Castro a déclaré samedi que seul celui de La Havane aurait droit à une diffusion nationale. Les trois autres ne seront diffusés que par les stations régionales. (Reuters)
Mgr Jaime Ortega, cardinal de La Havane, a exhorté le monde à s’intéresser à l’importance spirituelle de la visite de Jean-Paul II à Cuba, et non à sa «méga-rencontre» avec Fidel Castro. «Réduire la visite à une rencontre entre deux hommes (...), la présenter comme une sorte de méga-rencontre me paraît revenir à en nier le contenu», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. «Le pape rend visite à l’Eglise, au peuple cubain. Parler d’une visite au régime signifie que l’on dévalue quelque peu cette visite», a-t-il ajouté. Le prélat a ajouté que le pape, venu «revigorer et réconforter» les catholiques cubains, devait être reçu en dirigeant religieux, et non en chef d’Etat. «Tout en étant le chef d’un très petit Etat comme le Vatican, tout en étant une personnalité illustre et...