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Actualités - Chronologie

Euro : les 15 se penchent sur le cas italien

Les ministres des Finances de l’UE se donneront lundi un avant-goût des prochains débats sur l’éventuelle appartenance de l’Italie au club des fondateurs de l’euro, en se prononçant sur le «programme de convergence» économique de Rome. L’autre grand sujet actuel de controverses en vue de l’avènement de l’euro le 1er janvier 1999, celui du choix du futur président de la Banque centrale européenne (BCE) et la composition de son directoire, sera uniquement abordé lundi par les ministres «s’ils le jugent opportun», a indiqué un porte-parole de la présidence britannique. A la Commission européenne, on se hâte d’affirmer que le Conseil des ministres de lundi sur le programme italien ne constituera «pas une présélection pour l’euro». Mais les polémiques de ces derniers jours autour d’une éventuelle opposition des Pays-Bas à la participation de l’Italie à la monnaie unique ont laissé quelques traces, même si elle a été démentie par La Haye. «Il faut éviter que le bateau de l’euro tangue trop en ce moment», souligne une source européenne insistant sur la nécessité de calmer le jeu. Le ministre de l’Economie italien Carlos Azeglio Ciampi a d’ailleurs ces derniers jours souligné la validité de l’assainissement italien. Le déficit public est passé en 1997 à 2,7% du PIB, alors que le chiffre de 2,8% est prévu pour 1998, soit moins que les 3% requis pour le passage à l’euro. M. Ciampi prévoit une poursuite de cette baisse à 2,4% en l’an 2000, puis 2% ultérieurement. Le problème principal est l’endettement global qui dépasse les 120% du PIB, soit le double de ce qui est demandé par le traité de Maastricht pour monter dans le premier train de l’euro. M. Ciampi va présenter à ses collègues un document qui table sur la prévision «ambitieuse mais pas irréaliste» d’une réduction de ce déficit à 100% du PIB vers 2002-2003 et à 60% vers 2010-2011. A la Commission, on estime que le programme italien est «globalement satisfaisant» pour cette année. Certains pays membres comme l’Allemagne et les Pays-Bas devraient se pencher sur le réalisme des efforts de Rome à long terme. Le soutien de la France La France a maintenu un soutien très appuyé en faveur de la participation italienne à l’euro dès le départ. Comme pour les autres participants à la première vague de l’euro, la décision finale est prévue par le sommet européen du 3 mai. Si les ministres devaient parler lundi de la BCE, ce serait probablement pour discuter de la répartition des sièges de son directoire. Diverses questions comme l’équilibre nord-sud et des nationalités en son sein ainsi que la possibilité de réserver ou non un siège pour le Royaume-Uni quand il rejoindra l’euro, sont en effet pendantes. Sur la question du président de la BCE, le compromis final devrait plutôt être finalisé au plus haut niveau. La solution la plus probable reste celle d’un début du mandat de huit ans avec l’actuel président néerlandais de l’Institut monétaire européen Wim Duisenberg, qui laisserait «volontairement» sa place à mi-course à l’actuel président de la Banque centrale française Jean-Claude Trichet. Cette solution a reçu récemment l’aval du commissaire européen aux finances Yves-Thibault de Silguy. Toujours dans le cadre des préparatifs de l’euro, les ministres des Finances devraient mettre un point final à la question des pièces de monnaie. Le Parlement européen avait insisté pour réduire leur nombre de 8 à 6 et sur l’exclusion du nickel dans leur composition. Faisant cause commune avec la Commission, les ministres devraient rejeter ces demandes. (AFP)
Les ministres des Finances de l’UE se donneront lundi un avant-goût des prochains débats sur l’éventuelle appartenance de l’Italie au club des fondateurs de l’euro, en se prononçant sur le «programme de convergence» économique de Rome. L’autre grand sujet actuel de controverses en vue de l’avènement de l’euro le 1er janvier 1999, celui du choix du futur président de la Banque centrale européenne (BCE) et la composition de son directoire, sera uniquement abordé lundi par les ministres «s’ils le jugent opportun», a indiqué un porte-parole de la présidence britannique. A la Commission européenne, on se hâte d’affirmer que le Conseil des ministres de lundi sur le programme italien ne constituera «pas une présélection pour l’euro». Mais les polémiques de ces derniers jours autour d’une éventuelle...