Il y a sept ans, les habitants de Bagdad se sont réveillés en pleine nuit en craignant pour leur vie sous les premières bombes de la guerre du Golfe. Aujourd’hui, ils se battent pour leur survie. «Depuis la guerre, trop de choses ont changé en Irak. Seule la position des Américains sur les sanctions n’a pas changé», constate Sadek Najm Kaddoum, marchand ambulant sur la place de la Libération à Bagdad. Le début des premiers raids aériens sur Bagdad, le 17 janvier 1991 avant l’aube, semble loin aux revendeurs de vêtements ou d’articles usagés offerts sur ce marché de fortune du centre-ville vendredi, jour férié. «Tout ce que je réussis à gagner maintenant équivaut à l’argent de poche que je donnais autrefois à mes quatre enfants», déclare Sadek Kaddoum qui vend de vieux autoradios. Fadel Ali, un barbier de 30 ans, qui a servi dans l’armée irakienne pendant la guerre, estime que les derniers démêlés de Bagdad avec la Commission spéciale de l’ONU pour le désarmement de l’Irak ont au moins eu un côté positif: «A cause de la présence des équipes de télévision, la réalité est exposée à l’opinion publique mondiale», dit-il. «En tant qu’Irakiens, nous essayons d’exposer les problèmes de la vie sous l’embargo. Mais nous voulons que le monde ne parle pas seulement de nos problèmes, nous voulons qu’il les résolve», explique ce barbier qui charge pour une coupe de cheveux effectuée sur la place l’équivalent de 0,30 dollar. «Mais nous perdons l’espoir», admet Saad Moussa Jaafar, 38 ans, qui vend des cigarettes à la pièce ou, plus rarement, par paquet. «Avant la guerre, je faisais le même boulot. On ne gagnait pas beaucoup avec cela, mais au moins on pouvait acheter le nécessaire parce que le dinar était fort», note-t-il. Un dinar, la monnaie irakienne qui change de mains par paquets de billets pour n’importe quel objet usagé, valait plus de 3 dollars avant la guerre. Ces derniers temps, la valeur d’un dollar oscille entre 1.500 et 1.700 dinars sur le marché noir toléré par les autorités. (AFP)
Il y a sept ans, les habitants de Bagdad se sont réveillés en pleine nuit en craignant pour leur vie sous les premières bombes de la guerre du Golfe. Aujourd’hui, ils se battent pour leur survie. «Depuis la guerre, trop de choses ont changé en Irak. Seule la position des Américains sur les sanctions n’a pas changé», constate Sadek Najm Kaddoum, marchand ambulant sur la place de la Libération à Bagdad. Le début des premiers raids aériens sur Bagdad, le 17 janvier 1991 avant l’aube, semble loin aux revendeurs de vêtements ou d’articles usagés offerts sur ce marché de fortune du centre-ville vendredi, jour férié. «Tout ce que je réussis à gagner maintenant équivaut à l’argent de poche que je donnais autrefois à mes quatre enfants», déclare Sadek Kaddoum qui vend de vieux autoradios. Fadel Ali, un barbier...
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