Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Coup de chapeau du Figaro à .. votre journal préféré !

Dans la foulée de la visite de Védrine au Liban, «Le Figaro» a publié, le 13, sous la signature de Claude Lorieux, un article consacré à «L’Orient-Le-Jour». Il y évoque «La révolution culturelle et technique dans laquelle s’est lancé le seul quotidien de langue française du pays». En voici quelques extraits: ... Après les angoisses de la guerre, les défis de la paix. Seul quotidien francophone du Liban, L’Orient-Le-Jour a traversé, en se recroquevillant, les seize années du conflit fratricide qui ensanglanta le pays du Cèdre, Rédigé et imprimé à Beyrouth-ouest — essentiellement musulman — le journal a tenu malgré les barrages, les bombes et les enlèvements. Et pourtant la plupart de ses rédacteurs étaient — et sont — des chrétiens, essentiellement, selon la direction, parce que cette communauté compte plus de francophones que la musulmane. Souvent dans l’incapacité de rentrer chez eux, à Achrafieh et dans les autres quartiers chrétiens de l’Est, les journalistes campaient sur place, dans des hôtels plus ou moins transformés en bunker et dans des logements de fortune. Mais le journal sortait, il était même distribué. Quant à l’autre titre de la presse francophone d’avant-guerre, Le Réveil, il coula à la fin des années 1990. Né en 1971 de la fusion de L’Orient (créé en 1904) et du Le Jour (relancé en 1965), l’Orient-Le Jour affronte les risques et les contraintes d’une paix partielle et ambiguë. Il souffre, comme les autres titres, de l’omniprésence syrienne et des retombées de l’occupation israélienne du sud du pays. Il pâtit aussi des conséquences négatives de la guerre sur le niveau des études et sur la connaissance des langues étrangères au pays du Cèdre. Nouvelle clientèle «La francophonie se porte bien dans notre pays» assure pourtant Amine Abou-Khaled, directeur de L’Orient-Le Jour, en citant l’apparition, depuis deux ans, d’une quinzaine de publications en français. Il s’agit le plus souvent de magazines mondains, où les photos de stars et de célébrités occupent une place de choix. Cette concurrence pousse le journal à évoluer. Le retour d’un certain nombre de lecteurs expatriés pendant la guerre également. Habitués aux médias lus durant l’exil, ils sont plus exigeants; la présentation et le style parfois un peu désuet du quotidien de la rue Hamra les déçoit. Une nouvelle clientèle — les émigrés chiites récemment rentrés d’Afrique — pousse également à la modernisation: éduqués dans des écoles françaises du Sénégal ou du Gabon, leurs enfants sont davantage francophones qu’arabophones. «Nous vendons à Saïda, Tripoli et Nabatiyeh. Et cela c’est nouveau», notre M. Abou-Khaled. Tout compte fait, L’Orient-Le Jour ne tire tout de même qu’à 18.000 exemplaires, trois fois moins, avoue-t-il, que le Nahar et d’autres titres de la presse beyrouthine de langue arabe. ... Avec sa quarantaine de journalistes, L’Orient-Le Jour amorce une véritable révolution culturelle et technique, un «changement de formule...» précise toutefois son directeur. Ce projet a été conçu «avec l’assistance technique du professeur de l’Ecole de journalisme de Lille, Yves Sécher». Il s’agit en particulier d’améliorer la mise en page, qui a pris un coup de vieux, et de réduire la place des dépêches d’agences au profit des articles des journalistes-maison. Trois jeunes journalistes viennent d’être recrutés et la nouvelle formule doit voir le jour en mars. Tout cela exige de l’argent. Et le journal n’est pas riche. «L’Orient rapporte peu, mais la réforme en cours vise moins l’augmentation des bénéfices qu’un objectif politico-culturel», déclare un vieux lecteur. «Mais, ajoute-t-il, malgré son tirage plutôt faible, il occupe une place» symbolique «irremplaçable»...
Dans la foulée de la visite de Védrine au Liban, «Le Figaro» a publié, le 13, sous la signature de Claude Lorieux, un article consacré à «L’Orient-Le-Jour». Il y évoque «La révolution culturelle et technique dans laquelle s’est lancé le seul quotidien de langue française du pays». En voici quelques extraits: ... Après les angoisses de la guerre, les défis de la paix. Seul quotidien francophone du Liban, L’Orient-Le-Jour a traversé, en se recroquevillant, les seize années du conflit fratricide qui ensanglanta le pays du Cèdre, Rédigé et imprimé à Beyrouth-ouest — essentiellement musulman — le journal a tenu malgré les barrages, les bombes et les enlèvements. Et pourtant la plupart de ses rédacteurs étaient — et sont — des chrétiens, essentiellement, selon la direction, parce que cette...