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Actualités - Chronologie

L'Algérie se souviendra du mutisme obervé par certains pays arabes

L’Algérie se «souviendra du mutisme observé par certains pays arabes» face à la violence qui ensanglante le pays, a averti le quotidien (gouvernemental) «el-Moudjahid». Le journal n’a pas nommé ces pays. L’Algérie «demeure capable de régler ses propres problèmes. Au prix fort, elle surmontera certainement l’obstacle pour trouver la sérénité et la paix d’antan. Elle se rappellera en revanche toutes les péripéties de cette période amère de son histoire et retiendra les leçons nécessaires...», indique le quotidien. Pour «el-Moudjahid», «aider le peuple algérien à surmonter ses difficultés et lui témoigner sa solidarité transite avant tout par la condamnation ferme et sans équivoque du terrorisme, la manifestation de la volonté de le combattre, et l’engagement de toute la communauté internationale autour d’une lutte perpétuelle jusqu’à son éradication». L’Algérie «se souviendra du mutisme observé par certains pays arabes. Et là, on ne peut mieux que joindre cet adage du terroir: «Si tu vois ton ami ou ton cousin en train de se raser, mouille ta barbe»», conclut le quotidien. Les autorités algériennes se sont félicitées du soutien accordé par la Ligue arabe, dont un émissaire, son secrétaire général adjoint chargé de l’information Mouhab Makbal a été reçu par le président Liamine Zéroual. La Ligue arabe avait indiqué qu’elle soutenait la politique de lutte contre le «terrorisme» d’Alger, et refusé toute «ingérence étrangère» dans les affaires de ce pays. Alger s’était félicité de l’adoption récente à Tunis d’un accord de coopération en matière de terrorisme par les ministres arabes de l’Intérieur, avant une nouvelle conférence, au Caire, en avril. «Algériens et Egyptiens attendent un geste décisif des pays «frères»», avait indiqué mardi «el-Moudjahid». Critique de Paris Le quotidien a accusé par ailleurs la France de pratiquer une «politique de la double face», celle de la «main tendue» et du «couteau qu’on aiguise». Le quotidien dans un éditorial titré: «La nécessaire clarification», indique qu’il «n’échappe à aucun observateur averti que depuis 1992, la France a redoublé d’agressivité à l’égard de l’Algérie». Le premier tour des législatives, largement remporté par le Front islamique du salut (FIS-dissous), avait été annulé en janvier 1992. «Avant cette date, elle ne s’est nullement empêchée d’encourager un processus qui aurait tout simplement signifié la mort de l’Algérie», dans une allusion à une arrivée au pouvoir des islamistes. «Notre pays a récolté le terrorisme et l’hostilité croissante de la France». «La France n’est pas la plus indiquée pour s’apitoyer du sort de l’Algérie et encore moins, par une politique pernicieuse et insidieuse, se présenter en «spécialiste» des réalités algériennes en étant à la tête de cette revendication pour la constitution d’une commission d’enquête», poursuit le quotidien. «L’Algérie n’a plus rien à démontrer sur les tenants et les aboutissants du terrorisme barbare qui tue et détruit grâce à ses relais extérieurs». Bombe dans une mosquée Pour «el-Moudjahid», l’Algérie et la France entretiennent des relations denses et complexes. Sur le terrain entre-temps, la presse d’Alger a indiqué qu’une personne a été tuée et dix blessées mercredi soir lors de l’explosion d’une bombe dans une mosquée à Baraki (banlieue sud-est d’Alger). La bombe, de fabrication artisanale, a explosé pendant la prière des Taraouihs, une des prières du Ramadan, selon la même source. La presse a annoncé également d’autres attentats qui ont fait au moins deux morts et plusieurs blessés. Un homme de 19 ans, fils d’un sénateur de la ville de Sétif (est), a été assassiné mardi soir par un groupe armé alors qu’il se trouvait dans un café. Un homme a été égorgé le même jour à Saïda (sud-ouest). A Blida, près d’Alger, deux personnes ont été blessées mercredi par l’explosion de deux grenades artisanales. Des bombes ont été par ailleurs désamorcées mercredi à Bab el-Oued, un faubourg populaire situé à l’ouest d’Alger, et à el-Affron (sud), selon la même source. Selon des journaux, huit lycéennes, enlevées mardi dans un autobus par un groupe armé près de Boumerdès (est d’Alger), ont été relâchées dans la journée. La presse de jeudi a fait également état d’une panique qui s’est emparée mercredi soir des habitants d’Oran (ouest) à la suite de rumeurs d’attaques. Certains journaux affirment que des «délinquants» ont simulé une «attaque terroriste» pour pouvoir piller les maisons abandonnées par leurs occupants. Une panique similaire s’est emparée des habitants des hameaux limitrophes de la ville de Meftah (20 km au sud d’Alger), selon Le Matin. Selon le même quotidien, la violence s’est «déplacée» dans l’Est algérien, jusque-là épargné par la violence. A Guelma (est), «des carnages auraient été commis en début de semaine» alors que sept gardes communaux qui délestaient les paysans de leurs biens ont été arrêtés. A Annaba (est), sept jeunes appelés et un sous-officier de gendarmerie, morts au combat, ont été «enterrés dans l’anonymat», selon le journal. La presse avait annoncé mercredi la mort d’au moins une dizaine de personnes dans des attentats à Annaba. (AFP)
L’Algérie se «souviendra du mutisme observé par certains pays arabes» face à la violence qui ensanglante le pays, a averti le quotidien (gouvernemental) «el-Moudjahid». Le journal n’a pas nommé ces pays. L’Algérie «demeure capable de régler ses propres problèmes. Au prix fort, elle surmontera certainement l’obstacle pour trouver la sérénité et la paix d’antan. Elle se rappellera en revanche toutes les péripéties de cette période amère de son histoire et retiendra les leçons nécessaires...», indique le quotidien. Pour «el-Moudjahid», «aider le peuple algérien à surmonter ses difficultés et lui témoigner sa solidarité transite avant tout par la condamnation ferme et sans équivoque du terrorisme, la manifestation de la volonté de le combattre, et l’engagement de toute la communauté...