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Actualités - Chronologie

Santé Le service du vieillissement

Le secret du vieillissement de la cellule humaine a été percé par des chercheurs américains, qui ont réussi à prolonger artificiellement la vie de certaines d’entre elles tout en les gardant parfaitement saines, selon une étude à paraître vendredi dans le magazine Science. Cette découverte, par les chercheurs de la société Geron Corporation, à Menlo Park (Californie) offre un nouvel espoir de traiter des maux liés à l’âge ou des maladies comme le cancer. La cellule humaine subit pendant sa vie un certain nombre de divisions limitées, avant de mourir d’elle-même. Ce nombre limité de divisions lui permet de rester saine car, à chaque division, il y a un risque d’erreur dans la reproduction du code génétique. Or les chercheurs ont pu ajouter 20 phases de division à la vie normale de cellules traitées, sans qu’elles deviennent anormales du fait de cette prolongation artificielle. Dans certaines cellules, une enzyme, la télomérase, reproduit la séquence génétique qui forme l’extrémité des chromosomes, le télomère. Or dans les cellules qui n’ont pas cette enzyme ou qui en disposent seulement en petite quantité, ces télomères diminuent à chaque division, et finalement la cellule meurt, ne se dupliquant plus. Or, en introduisant la télomérase dans des cellules qui ne la produisent pas naturellement, l’équipe du Pr Andrea Bodnar a réussi à prolonger la phase de multiplication, et donc la vie, de la cellule. Les chercheurs ont ainsi prouvé que les télomères agissent bien comme une sorte d’horloge naturelle dont la disparition, après quelques divisions de la cellule, commande le phénomène de vieillissement et de mort de celle-ci. Dans un éditorial, le Pr de Lange souligne que cette découverte «crée de nouvelles possibilités importantes pour la recherche de base et appliquée», notamment en ce qui concerne les traitements contre le cancer. Dans de nombreux cancers, les cellules produisent de la télomérase. Ainsi, souligne l’éditorialiste, des médicaments qui supprimeraient cette enzyme accéléreraient la mort de ces cellules malades en supprimant leurs capacités de division. Par ailleurs, la possibilité de conserver des cellules dans un état de jeunesse aiderait les chercheurs à répondre à certaines questions sur le vieillissement et la biologie cellulaire. (AFP)
Le secret du vieillissement de la cellule humaine a été percé par des chercheurs américains, qui ont réussi à prolonger artificiellement la vie de certaines d’entre elles tout en les gardant parfaitement saines, selon une étude à paraître vendredi dans le magazine Science. Cette découverte, par les chercheurs de la société Geron Corporation, à Menlo Park (Californie) offre un nouvel espoir de traiter des maux liés à l’âge ou des maladies comme le cancer. La cellule humaine subit pendant sa vie un certain nombre de divisions limitées, avant de mourir d’elle-même. Ce nombre limité de divisions lui permet de rester saine car, à chaque division, il y a un risque d’erreur dans la reproduction du code génétique. Or les chercheurs ont pu ajouter 20 phases de division à la vie normale de cellules traitées, sans...