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Actualités - Chronologie

Ouverture du PC cubain aux croyants, après des années d'athéisme

L’ouverture du Parti communiste cubain (PCC, seul parti légal du pays) aux croyants est effective depuis octobre 1991, après plusieurs décennies d’un athéisme officiel rigide. Le PCC a pris cette décision historique dans l’urgence pour ressouder l’unité nationale ébranlée par la désintégration du bloc soviétique, principal soutien économique de l’île. Une grande partie des débats du IVe congrès avait été consacrée à cette question: Fidel Castro avait alors déclaré que l’exclusion des croyants du PCC avait été une simple mesure conjoncturelle qu’il convenait de corriger. Un an auparavant, le président Castro s’était rapproché des dirigeants des églises protestantes qu’il avait longuement reçus, tout en maintenant une distance avec la hiérarchie catholique. Pour justifier la mesure d’exclusion des chrétiens, Fidel avait fait valoir qu’elle était la conséquence d’un conflit entre la jeune révolution cubaine des années 60 et l’Eglise catholique, alors considérée comme «la religion des riches», sans compter que nombre de représentants de cette Eglise prirent position en faveur de la «contre-révolution». Lune de miel «Nous avons un seul parti, et il faut qu’au sein de ce parti figurent tous les patriotes, les révolutionnaires, ceux qui veulent le progrès pour le peuple, ceux qui défendent les idéaux de justice de notre révolution», avait déclaré Castro pour expliquer les nouvelles relations entre parti et croyants. Dans sa résolution, le PCC décidait de «la suppression de toute interprétation (…) des statuts actuels pouvant entraîner un refus du droit d’adhérer au parti à un révolutionnaire d’avant-garde en raison de ses croyances religieuses». Un an plus tard, le Parlement décidait du changement en «Etat laïc», ce qui était auparavant un «Etat athée», et admettait pour la première fois depuis 1959 que des religieux se présentent à la députation. Deux pasteurs protestants et un laïc catholique s’étaient d’ailleurs portés candidats. Les nouvelles relations entre chrétiens et PC n’ont pas manqué depuis d’engendrer quelques frictions, comme la crise provoquée par une lettre de la hiérarchie catholique demandant en 1993 des changements dans la politique gouvernementale, provoquant ainsi une réponse officielle très dure. Avec la préparation de la visite de Jean-Paul II, les relations entre Église et Etat se sont normalisées: sans que l’on puisse parler de «lune de miel», il n’est plus rare de voir ensemble dans une même assemblée de hauts fonctionnaires communistes siéger aux côtés de responsables religieux. (AFP)
L’ouverture du Parti communiste cubain (PCC, seul parti légal du pays) aux croyants est effective depuis octobre 1991, après plusieurs décennies d’un athéisme officiel rigide. Le PCC a pris cette décision historique dans l’urgence pour ressouder l’unité nationale ébranlée par la désintégration du bloc soviétique, principal soutien économique de l’île. Une grande partie des débats du IVe congrès avait été consacrée à cette question: Fidel Castro avait alors déclaré que l’exclusion des croyants du PCC avait été une simple mesure conjoncturelle qu’il convenait de corriger. Un an auparavant, le président Castro s’était rapproché des dirigeants des églises protestantes qu’il avait longuement reçus, tout en maintenant une distance avec la hiérarchie catholique. Pour justifier la mesure...