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Actualités - Chronologie

Santé L'insuffisance cardiaque grave décelée grâce à une simple analyse de sang

Une simple analyse de sang permet de vérifier l’état du cœur et déceler les cas graves d’insuffisance cardiaque à opérer d’urgence, indique une étude publiée dans la dernière livraison de la revue de l’Association américaine du cœur, «Circulation». Cette enquête, qui a porté sur 211 hommes souffrant d’insuffisance cardiaque, a montré que ceux qui avaient un taux peu élevé de lymphocytes avaient plus de chances de mourir que ceux qui en avaient un nombre normal. Chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, le cœur n’a plus la force de pomper normalement le sang dans l’organisme. Les symptômes sont une respiration difficile, une grande fatigue et l’enflure des jambes. Cette détection des cas graves devrait permettre de sélectionner les malades à opérer d’urgence, souligne le principal auteur de l’étude, le Pr Raymond gibbons, de la Faculté de médecine May à Rochester (Etat de New York). Le taux de survie, note-t-il, a été de seulement 34% chez les patients qui avaient un nombre de lymphocytes inférieur à la normale, contre 73% chez les autres. Mauvais traitements Les victimes d’attaques cardiaques ne sont pas traitées sur une période suffisante après la crise et risquent une rechute, souligne la même étude publiée dans «Circulation». Des chercheurs français ont mis en évidence que les plaques graisseuses formées sur la paroi des vaisseaux sanguins, et à l’origine de la formation des caillots qui ont provoqué la crise cardiaque, restent plus longtemps que l’on ne pensait jusqu’à présent. Mal traitées, elles peuvent donc causer une nouvelle attaque. Avant cette étude, les spécialistes estimaient que ces plaques et les caillots qui y restaient accrochés se maintenaient instables pendant les premières heures après l’accident cardiaque, et qu’une médication appropriée était suffisante pendant une douzaine d’heures pour les rendre inoffensives. Mais l’équipe du Dr Eric Van Belle, de l’hôpital cardiologique de Lille (France), a découvert qu’elles pouvaient rester ainsi au moins un mois. «Ceci est une découverte très importante», estime dans un commentaire le Pr Richard Smalling, cardiologue et chercheur à la faculté de médecine de l’Université du Texas à Houston. Le fait que les plaques demeurent actives jusqu’à 30 jours, malgré une thérapie «intense» contre les caillots est «vraiment intéressant et déroutant», souligne-t-il. Un traitement doit donc être appliqué «pendant au moins un mois, et peut-être pendant six mois» étant donné que «nous ne savons pas combien de temps il faudra pour que cette plaque se stabilise et disparaisse», ajoute-t-il. Les médecins français ont examiné les artères malades chez 56 victimes d’attaques, dont 40 avaient été traitées avec des médicaments contre les caillots.(AFP)
Une simple analyse de sang permet de vérifier l’état du cœur et déceler les cas graves d’insuffisance cardiaque à opérer d’urgence, indique une étude publiée dans la dernière livraison de la revue de l’Association américaine du cœur, «Circulation». Cette enquête, qui a porté sur 211 hommes souffrant d’insuffisance cardiaque, a montré que ceux qui avaient un taux peu élevé de lymphocytes avaient plus de chances de mourir que ceux qui en avaient un nombre normal. Chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, le cœur n’a plus la force de pomper normalement le sang dans l’organisme. Les symptômes sont une respiration difficile, une grande fatigue et l’enflure des jambes. Cette détection des cas graves devrait permettre de sélectionner les malades à opérer d’urgence, souligne le principal...