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Actualités - Chronologie

Castro se veut imperturbable (photo)

A dix jours de la première visite papale à Cuba, le président Fidel Castro a exclu que Jean Paul-II puisse tenter d’infléchir son credo politique et a éludé une question sur ses propres opinions religieuses. Castro, qui s’exprimait dans le village d’El Cobre, près de Santiago de Cuba, après avoir accompli son devoir électoral, a réaffirmé son respect envers le souverain pontife, qui l’avait reçu en audience au Vatican, il y a quatorze mois. Demander si Jean-Paul II pourrait chercher à infléchir ses opinions politiques revient à sous-estimer l’intelligence du pape, a répondu le président cubain aux journalistes qui l’interrogeaient. Cuba ne cherche à retirer aucun bénéfice politique ou matériel de la visite papale, mais il est honoré par cette visite qui montre que Cuba respecte tous les croyants, aussi bien que les non croyants, a assuré Castro. Interrogé sur ses convictions religieuses, le président cubain, qui a reçu une éducation catholique, a commencé par répondre que cela relevait de la vie privée, avant de dire qu’une telle question risquait de l’enfermer dans un piège. «Si vous dites que vous êtes incroyant, cela choque les croyants, et si vous dites que vous êtes croyant, cela heurte les incroyants et fait en quelque sorte de vous un prédicateur», a expliqué Fidel Castro. «Je crois en l’humanité et en la bonté et la noblesse de l’homme. Je crois que le monde devrait vivre d’une manière juste et rationnelle. Je respecte toutes les croyances et je respecte ceux qui croient et ceux qui ne croient pas et l’égalité des droits pour tous les citoyens», a-t-il conclu. Fidel Castro s’est par ailleurs réjoui du taux élevé de participation aux élections législatives de dimanche et a réaffirmé l’identité socialiste de son pays dans un monde à dominante capitaliste. «C’est le monde qui change, pas Cuba», a-t-il dit. (Reuters)
A dix jours de la première visite papale à Cuba, le président Fidel Castro a exclu que Jean Paul-II puisse tenter d’infléchir son credo politique et a éludé une question sur ses propres opinions religieuses. Castro, qui s’exprimait dans le village d’El Cobre, près de Santiago de Cuba, après avoir accompli son devoir électoral, a réaffirmé son respect envers le souverain pontife, qui l’avait reçu en audience au Vatican, il y a quatorze mois. Demander si Jean-Paul II pourrait chercher à infléchir ses opinions politiques revient à sous-estimer l’intelligence du pape, a répondu le président cubain aux journalistes qui l’interrogeaient. Cuba ne cherche à retirer aucun bénéfice politique ou matériel de la visite papale, mais il est honoré par cette visite qui montre que Cuba respecte tous les croyants,...