Voici les passages consacrés au Proche-Orient dans le discours de vœux prononcé samedi au Vatican par le pape Jean-Paul II devant le corps diplomatique: «La paix semble s’être éloignée du Proche-Orient, alors que le processus de paix mis en route à Madrid en 1991 est comme suspendu, quand il n’est pas mis à mal par des initiatives ambiguës ou même violentes. «Je pense en ce moment à tous ceux — Israéliens et Palestiniens — qui avaient cultivé ces dernières années l’espérance de voir enfin éclore sur cette Terre Sainte la justice, la sécurité, la paix, une vie quotidienne normale. «Qu’en est-il aujourd’hui de cette volonté de paix? Les principes de la Conférence de Madrid et les orientations de la réunion d’Oslo de 1993 ont pavé la route vers la paix. Ils demeurent aujourd’hui encore les seuls éléments valables pour aller de l’avant. Point n’est besoin de s’aventurer sur d’autres chemins. «Je voudrais vous assurer et, à travers vous, toute la communauté internationale, que le Saint-Siège, pour sa part, continuera à dialoguer avec toutes les parties concernées afin d’encourager chez les uns et les autres la volonté de sauver la paix et de guérir les plaies de l’injustice. «Le Saint-Siège garde envers cette région du monde une constante sollicitude et il conduit son action selon les principes qui l’ont toujours guidé. Le pape, en particulier, en ces années qui précèdent la célébration du Jubilé de l’an 2000, tourne son regard vers Jérusalem, la Cité Sainte entre toutes, priant chaque jour pour qu’elle devienne bientôt et à jamais, avec Bethléem et Nazareth, un lieu de justice et de paix où juifs, chrétiens et musulmans pourront enfin cheminer ensemble sous le regard de Dieu. «Non loin de là, tout un peuple est victime d’un enfermement qui le place dans des conditions de survie aléatoires: j’ai nommé nos frères de l’Irak, soumis à un embargo impitoyable. «Entendant les appels au secours qui parviennent sans cesse au Saint-Siège, je me dois d’interpeller la conscience de ceux qui, en Irak ou ailleurs, font passer des considérations politiques, économiques ou stratégiques avant le bien fondamental des populations et je leur demande de faire preuve de compassion. «Le faibles et les innocents ne sauraient payer pour des erreurs dont ils ne sont pas responsables. Je prie donc afin que ce pays puisse retrouver sa dignité, qu’il connaisse un développement normal, et qu’il soit ainsi en mesure de rétablir des rapports fructueux avec les autres peuples, dans le cadre du droit international et de la solidarité mondiale. «Nous ne pouvons passer sous silence le drame des populations kurdes qui, ces jours-ci, a retenu l’attention de tous. La nécessaire compassion envers des réfugiés aux abois ne saurait faire oublier la quête de millions de leurs frères qui sont à la recherche de conditions d’existence sûres et dignes». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voici les passages consacrés au Proche-Orient dans le discours de vœux prononcé samedi au Vatican par le pape Jean-Paul II devant le corps diplomatique: «La paix semble s’être éloignée du Proche-Orient, alors que le processus de paix mis en route à Madrid en 1991 est comme suspendu, quand il n’est pas mis à mal par des initiatives ambiguës ou même violentes. «Je pense en ce moment à tous ceux — Israéliens et Palestiniens — qui avaient cultivé ces dernières années l’espérance de voir enfin éclore sur cette Terre Sainte la justice, la sécurité, la paix, une vie quotidienne normale. «Qu’en est-il aujourd’hui de cette volonté de paix? Les principes de la Conférence de Madrid et les orientations de la réunion d’Oslo de 1993 ont pavé la route vers la paix. Ils demeurent aujourd’hui encore les seuls...