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Actualités - Chronologie

Mourir pour rien, constate Jean Daniel

«Il y a un malheur plus grand en ce monde que de mourir, c’est de mourir pou rien», estime l’éditorialiste de l’hebdomadaire «Le Nouvel Observateur» Jean Daniel dans une lettre ouverte au président algérien Liamine Zéroual à paraître jeudi. Choqué par la multiplicité des massacres de civils en Algérie depuis le début du Ramadan, Jean Daniel, né en Algérie, écrit au président: «Ce n’est pas du tout la paix à n’importe quel prix que nous vous demandons. C’est de vous souvenir constamment de ce que vous avez à effacer un péché contre la démocratie, celui que vous avez commis en interrompant le processus électoral de 1991, dont le premier tour avait provoqué un raz de marée des islamistes». «Ce que vous devez donc solennellement à votre peuple (...) ce sont de vraies raisons de combattre ou de mourir pour une vraie démocratie», poursuit l’éditorialiste. Aussi, demande-t-il au président Zéroual de faire en sorte «que personne ne puisse dire que vous ressemblez à vos ennemis, que votre société ne se sépare pas radicalement de celle qu’ils veulent instaurer, que vous voulez instituer le fodamentalisme pour lutter contre l’intégrisme». «Faites que chacun soit convaincu que votre islam n’est pas de l’islamisme, que votre conception de la charia n’est pas la même que celle des égorgeurs d’enfants», ajoute-t-il. Enfin Jean Daniel en appelle à un «devoir d’inventaire» en Algérie pour comprendre non pas «qui tue qui» mais «comment en est-on arrivé là». (AFP)
«Il y a un malheur plus grand en ce monde que de mourir, c’est de mourir pou rien», estime l’éditorialiste de l’hebdomadaire «Le Nouvel Observateur» Jean Daniel dans une lettre ouverte au président algérien Liamine Zéroual à paraître jeudi. Choqué par la multiplicité des massacres de civils en Algérie depuis le début du Ramadan, Jean Daniel, né en Algérie, écrit au président: «Ce n’est pas du tout la paix à n’importe quel prix que nous vous demandons. C’est de vous souvenir constamment de ce que vous avez à effacer un péché contre la démocratie, celui que vous avez commis en interrompant le processus électoral de 1991, dont le premier tour avait provoqué un raz de marée des islamistes». «Ce que vous devez donc solennellement à votre peuple (...) ce sont de vraies raisons de combattre ou de mourir...