L’or, affaibli par des ventes de fonds qui tablent sur un recul prononcé du métal fin, a atteint mardi en cotation son plus bas niveau depuis 18 ans et demi, rapportent analystes et opérateurs. Si en 1997 la baisse du métal fin a essentiellement eu pour origine des ventes effectuées par des banques centrales, ce sont en ce début d’année les inquiétudes suscitées par la perspective d’une déflation qui ont entraîné les dernières ventes d’or, un métal traditionnellement considéré comme une protection efficace contre l’inflation. Ce week-end Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a longuement insisté sur les interrogations du marché à propos de l’éventualité d’une déflation, considérée comme aussi dommageable pour l’économie que l’inflation. L’or a été coté en matinée à 281,80 dollars l’once, son plus bas niveau depuis le 3 juillet 1979 ($281,35), et il a ainsi enfoncé le plancher des 283,00 dollars l’once qui tenait depuis le 12 décembre. «Les grands mouvements sont venus de New York et sont fondamentalement dus à des fonds», explique un intervenant londonien. Trêve de fin d’année Une trêve avait été observée pendant la période des vacances de fin d’année, car les fonds avaient ajusté leurs positions pour clore leurs bilans alors que les ventes de producteurs et de banques centrales s’étaient taries. Mais les propos d’Alan Greenspan ont mis le feu aux poudres et l’annonce lundi du lancement d’une campagne d’incitation des particuliers à vendre leur or en Corée du Sud afin de renforcer les réserves de changes du pays n’a rien arrangé. Même si l’opération sud-coréenne n’est pas très importante pour les fondamentaux du marché, elle pèse sur le moral. Elle laisse à penser que la vente généralisée de métal fin en Asie du Sud-Est pourrait être significative, estiment les analystes. Désormais les analystes placent la prochaine barre à moins de 280 dollars l’once contre 282,00/282,50 récemment. Le niveau de 280 dollars n’est rien d’autre qu’un seuil psychologique (…). Il n’y a rien entre ce seuil et 272/271, affirme Karen Jones de Crédit Suisse First Boston. Parallèlement le dollar a touché un nouveau plus haut de cinq ans et demi contre le yen et s’est raffermi par rapport aux autres devises asiatiques, renchérissant ainsi le prix de l’or en dollars et encourageant des ventes de producteurs implantés en dehors de la zone dollar. Jeudi le très influent Gold Fields Mineral Services doit présenter ses premières estimations concernant la demande et l’offre de métal fin en 1997 et donner ainsi de précieuses indications sur le niveau des ventes des banques centrales, et donc de leurs réserves. Selon un rapport de cet organisme, daté de septembre, environ 200 tonnes d’or auraient été vendues par une banque centrale «probablement d’origine européenne». Cette information avait fait perdre au métal fin plusieurs dollars. La confirmation de ce rapport ou l’annonce de nouvelles opérations de banques centrales ne serait certainement pas réconfortant pour le marché et pourrait entraîner des prises de positions à court terme, soulignent les analystes. (Reuters)
L’or, affaibli par des ventes de fonds qui tablent sur un recul prononcé du métal fin, a atteint mardi en cotation son plus bas niveau depuis 18 ans et demi, rapportent analystes et opérateurs. Si en 1997 la baisse du métal fin a essentiellement eu pour origine des ventes effectuées par des banques centrales, ce sont en ce début d’année les inquiétudes suscitées par la perspective d’une déflation qui ont entraîné les dernières ventes d’or, un métal traditionnellement considéré comme une protection efficace contre l’inflation. Ce week-end Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a longuement insisté sur les interrogations du marché à propos de l’éventualité d’une déflation, considérée comme aussi dommageable pour l’économie que l’inflation. L’or a été coté en...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.