Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Dassault soupçonné de corruption par la justice belge

L’avionneur français Serge Dassault est attendu dans les prochains jours en Belgique afin d’y être entendu par la Justice sur le versement présumé de pots-de-vin à des partis politiques lors d’un contrat d’armement en 1988, a indiqué la télévision publique belge RTBF. Aucune confirmation de cette information n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès de Dassault et dans les milieux judiciaires belges. Selon la RTBF, qui a évoqué des proches de l’industriel, ce dernier aurait consenti à venir en Belgique en échange de l’assurance de pouvoir regagner libre la France. En 1994, Didier Pineau-Valencienne, autre industriel, alors président de Schneider, avait été inculpé d’escroquerie et incarcéré pendant douze jours à l’issue d’une audition à Bruxelles. Echaudé par cette expérience, Serge Dassault, qui a toujours clamé son innocence, a refusé jusqu’à présent de se rendre aux convocations des Belges. Un mandat d’arrêt international a pesé sur l’avionneur entre mai 1996 et juin 1997 puis a été levé après la remise par la France à la Belgique de documents saisis lors de perquisitions menées sur le sol français. La Justice belge enquête sur le versement présumé par l’avionneur de pots-de-vin d’environ deux à trois millions de dollars aux partis socialistes flamand (SP) et francophone (PS) au pouvoir, en échange de l’obtention en 1989 d’un contrat de modernisation d’avions de combat F-16 de l’armée belge. Le montant du contrat «Carapace», conclu par Dassault Electronique, filiale de Dassault Industries, était de 190 millions de dollars. La Justice belge s’interroge parallèlement sur un autre versement présumé de pots-de-vin à des partis politiques belges par la société italienne Agusta lors d’une vente à la Belgique en 1987 de 46 hélicoptères. Découvert à l’occasion d’une enquête sur l’assassinat en 1991 d’un ancien vice-premier ministre socialiste belge (André Cools), ce double scandale Dassault-Agusta a entraîné en 1995 la démission de l’ex-ministre belge de l’Economie Willy Claes (SP) de son poste de secrétaire général de l’OTAN. Il a aussi provoqué la chute de plusieurs ministres et responsables politiques et le suicide d’un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air belge, le général Jacques Lefebvre. Le procès Agusta-Dassault devrait se tenir à partir de septembre devant la Cour de cassation belge, la plus haute instance judiciaire du pays, seule habilitée à juger des ministres ou anciens ministres pour des délits présumés commis dans l’exercice de leurs fonctions. Les Emirats arabes unis ont conclu en décembre, lors de la visite du président français Jacques Chirac, un contrat avec la firme dirigée par Serge Dassault portant sur la fourniture par celle-ci de 30 avions Mirage 2000/9, d’un montant d’environ deux milliards de francs. (AFP)
L’avionneur français Serge Dassault est attendu dans les prochains jours en Belgique afin d’y être entendu par la Justice sur le versement présumé de pots-de-vin à des partis politiques lors d’un contrat d’armement en 1988, a indiqué la télévision publique belge RTBF. Aucune confirmation de cette information n’a pu être obtenue dans l’immédiat auprès de Dassault et dans les milieux judiciaires belges. Selon la RTBF, qui a évoqué des proches de l’industriel, ce dernier aurait consenti à venir en Belgique en échange de l’assurance de pouvoir regagner libre la France. En 1994, Didier Pineau-Valencienne, autre industriel, alors président de Schneider, avait été inculpé d’escroquerie et incarcéré pendant douze jours à l’issue d’une audition à Bruxelles. Echaudé par cette expérience, Serge...