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Actualités - Chronologie

Roquette contre le centre d'opérations de l'ONU à Bagdad

Des inconnus ont attaqué à la roquette le centre d’opérations des Nations Unies à Bagdad, et l’Irak a estimé que l’attentat visait la Commission de l’ONU chargée de le désarmer. C’est la deuxième attaque contre un bâtiment de l’ONU à Bagdad en trois mois, alors que les relations entre l’Irak et les inspecteurs de l’ONU à la recherche de ses armes prohibées sont très tendues. «Deux roquettes RPG ont été tirées vers 22h30 locales (19h30 GMT), l’une a touché un poste de sécurité devant le siège de l’ONU et l’autre a pénétré dans la cafétéria du bâtiment sans faire de victime», a déclaré le coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak, M. Denis Halliday. Selon M. Halliday, de «fortes explosions ont été entendues» près du centre d’opérations de l’UNSCOM, situé à l’est de la capitale irakienne. Un porte-parole officiel irakien a dénoncé l’attaque et affirmé que cet «acte de sabotage» visait à torpiller les relations entre l’Irak et la Commission spéciale de l’ONU chargée de le désarmer (UNSCOM). «Un tel acte de sabotage ne peut être que l’œuvre de parties hostiles à l’Irak qui cherchent à envenimer les relations entre Bagdad et l’UNSCOM», a ajouté le porte-parole, en soulignant qu’une enquête était en cours «pour découvrir les auteurs de l’attentat et connaître leurs motifs». Il a précisé que les gardes en faction devant les locaux de l’UNSCOM avaient pu voir des tirs en provenance d’une «zone qui fait face au bâtiment», sans préciser si les auteurs avaient été arrêtés. Mais un porte-parole de l’ONU a ensuite expliqué qu’un «seul projectile antichar, sans charge explosive, s’était brisé en deux contre un mur, une partie pénétrant dans la cafétéria». Important dispositif de sécurité Le complexe visé, ancien hôtel de trois étages, abrite trois agences de l’ONU et les bureaux de l’UNSCOM. Interrogé par les journalistes, un porte-parole officiel irakien a indiqué que l’Irak et l’UNSCOM étaient «en train d’enquêter». Le bâtiment «a été légèrement endommagé en deux endroits et des fragments d’une roquette RPG ont été trouvés sur place», a-t-il déclaré. D’après le porte-parole de l’ONU, M. Halliday «doute que le programme humanitaire de l’ONU en Irak» ait été visé par cette attaque. Des témoins sur place ont indiqué qu’un important dispositif de sécurité était visible autour du bâtiment samedi. Cet attentat intervient alors que les relations entre Bagdad et l’UNSCOM sont tendues en raison du refus par l’Irak de permettre aux experts de l’ONU d’inspecter les palais et les sites présidentiels, comme l’exige l’ONU. Le 4 octobre dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué des locaux abritant le siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le bureau des responsables du programme «pétrole contre nourriture» dans la capitale irakienne, sans faire de victime. Les autorités irakiennes avaient alors accusé l’Iran d’être derrière cette attaque et affirmé qu’un agent des services de renseignements iraniens, responsable de l’attentat, avait été arrêté. Des diplomates en poste à Bagdad n’avaient pas accordé foi à cette version. (AFP)
Des inconnus ont attaqué à la roquette le centre d’opérations des Nations Unies à Bagdad, et l’Irak a estimé que l’attentat visait la Commission de l’ONU chargée de le désarmer. C’est la deuxième attaque contre un bâtiment de l’ONU à Bagdad en trois mois, alors que les relations entre l’Irak et les inspecteurs de l’ONU à la recherche de ses armes prohibées sont très tendues. «Deux roquettes RPG ont été tirées vers 22h30 locales (19h30 GMT), l’une a touché un poste de sécurité devant le siège de l’ONU et l’autre a pénétré dans la cafétéria du bâtiment sans faire de victime», a déclaré le coordinateur humanitaire de l’ONU en Irak, M. Denis Halliday. Selon M. Halliday, de «fortes explosions ont été entendues» près du centre d’opérations de l’UNSCOM, situé à l’est de la...