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Actualités - Chronologie

Georges Soros propose la création d'un nouvel organisme international

Le financier américain George Soros estime, dans une tribune publiée par le Financial Times, que la crise asiatique a montré le besoin d’un nouvel organisme international qui garantirait les prêts accordés à certains pays. M. Soros, qui avait été accusé par les autorités malaisiennes d’avoir contribué à la crise financière asiatique, réaffirme sa conviction que les flux financiers internationaux ne peuvent être laissés à la seule loi des marchés. «Nous sommes au bord de la déflation mondiale», prévient-il. «Le système financier international est en panne et nous refusons de le reconnaître», ajoute-t-il. «Jusqu’à présent, les importantes mesures de renflouement prises par le Fonds monétaire international (pour l’Asie) n’ont pas marché», estime-t-il. Critiquant le FMI et les autres prêteurs publics, M. Soros estime que leur intervention est toujours «plus douleureuse pour les emprunteurs que pour les prêteurs», et «les prêts des institutions financières internationales ne pourront jamais remplacer les prêts du secteur privé». Or, «le secteur privé est notoirement inefficace dans l’octroi de crédits internationaux», affirme-t-il. «Il prête trop ou pas assez. Il ne dispose pas de l’information nécessaire pour se faire une opinion juste», ajoute-t-il. M. Soros propose pour cette raison la création d’un organisme, appelé International Credit Insurance Corporation, lié au FMI, auquel les pays emprunteurs seraient obligés de fournir toutes les informations sur les différentes dettes existantes, publiques et privées. Il fixerait ensuite la limite jusqu’à laquelle il garantirait, «contre une prime modeste», d’autres emprunts. «Dans ces limites, les pays concernés pourraient avoir accès aux marchés internationaux des capitaux à des taux intéressants», écrit M. Soros. «Au-delà, les créditeurs devraient se méfier», prévient-il. «Affirmer que les marchés financiers en général et internationaux en particulier ont besoin d’être régulés va probablement scandaliser la communauté financière. Pourtant, le besoin (d’une telle régulation) est criant», juge l’homme d’affaires. (AFP)
Le financier américain George Soros estime, dans une tribune publiée par le Financial Times, que la crise asiatique a montré le besoin d’un nouvel organisme international qui garantirait les prêts accordés à certains pays. M. Soros, qui avait été accusé par les autorités malaisiennes d’avoir contribué à la crise financière asiatique, réaffirme sa conviction que les flux financiers internationaux ne peuvent être laissés à la seule loi des marchés. «Nous sommes au bord de la déflation mondiale», prévient-il. «Le système financier international est en panne et nous refusons de le reconnaître», ajoute-t-il. «Jusqu’à présent, les importantes mesures de renflouement prises par le Fonds monétaire international (pour l’Asie) n’ont pas marché», estime-t-il. Critiquant le FMI et les autres prêteurs...