«La musique est un élément fondamental des cultures et constitue l’un des modes d’expression les plus présents dans la vie quotidienne», ont constaté les ministres, qui ont approuvé à l’unanimité un projet présenté en ce sens par la présidence luxembourgeoise, en l’occurrence par Mme Erna Hennicot-Schoepges, ministre de la Culture mais aussi pianiste de concert et professeur de musique.
«Cette résolution souligne l’importance de l’accès du public à la musique», s’est félicitée Mme Catherine Trautmann, ministre français de la Culture, alors que son collègue italien Valter Veltroni a estimé que les supports de la musique, comme le disque ou les CD, sont «les produits culturels les plus répandus».
La résolution demande concrètement à la Commission de préparer un programme d’action avec des dispositions sur l’enseignement de la musique dès le plus jeune âge, la diffusion et la création musicales, y compris avec les nouvelles technologies, et la qualification des artistes et des autres professionnels de la musique.
La création éventuelle d’un observatoire ou d’un centre européen d’information sur la musique a aussi été évoquée.
L’Europe s’intéresse déjà à la musique, par le biais de son programme culturel «Kaléidoscope», qui se termine en 1998.
Un couac
Entre 1991 et 1996, près de 300 projets directement liés à la musique ont été financés, ce qui représente 13 millions d’écus (14,3 millions USD), soit 13,6% du budget total de la culture durant cette période.
Ainsi Bruxelles finance des orchestres, des festivals, des stages de formation, des concerts, des concours et autres rencontres musicales.
L’Orchestre des jeunes de l’Union européenne, créé en 1976 à l’initiative du Parlement européen, fait partie des programmes financés. Il est composé de 140 musiciens choisis parmi des milliers de candidats âgés de 14 à 23 ans.
De même, Bruxelles finance des festivals comme ceux qui s’intéressent à la tradition musicale d’une région, tels que le festival des régions baltes (Lahti Organ Festival) ou le Festival Interceltico de Porto.
Dans le secteur de la formation, Bruxelles soutient notamment la Fondation Mozart, située près de Wroclav en Pologne, qui accueille chaque année gratuitement 80 musiciens, venant du monde entier.
Parallèlement à cet engagement unanime en faveur de l’Europe musicale, les Quinze ont cependant fait entendre un couac sur la question la TVA sur les disques et CD, afin d’encourager leur diffusion.
Pour l’Italie et la France, qui ont soutenu cette initiative, il faut donner à la musique le même statut privilégié dont bénéficie le livre, avec un taux de TVA réduit.
Le Danemark s’est déclaré totalement opposé à toute baisse de la TVA et l’Allemagne s’est abstenue. (AFP)


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