Dans un communiqué publié à Singapour, le premier ministre Goh Chok Tong a présenté ses «profondes condoléances» aux familles des victimes et a indiqué: «Nous craignons le pire… et on me dit qu’aucun survivant n’a été retrouvé jusqu’à présent».
L’appareil, qui transportait 97 passagers et 7 membres d’équipage, assurait par le vol MI 185 la liaison Jakarta-Singapour.
Parmi les 97 passagers on comptait 40 ressortissants de Singapour, 23 Indonésiens, 10 Malaisiens, 5 Américains, 5 Français, 4 Allemands, 3 Anglais, 1 Autrichien, 1 Bosniaque, 1 Indien, 1 Taïwanais et 1 Australien.
300 membres de la police et de l’armée indonésiennes, dont des plongeurs, ont fouillé avec l’aide de pêcheurs locaux les eaux bourbeuses de l’estuaire de la rivière Musi proche de la ville de Palembang, capitale de Sumatra Sud, dans lesquelles s’est désintégré l’appareil.
La plus grande partie du fuselage retrouvée jusqu’à présent, dans des eaux profondes parfois de 8 à 10 mètres qui rendent les recherches difficiles, est une section d’aile d’environ 20 mètres de long.
Aucun corps n’a encore été retrouvé dans son intégralité, ont indiqué les sauveteurs, mais seulement des morceaux de cadavres déchiquetés.
Des souliers d’enfants, des documents en lambeaux, un dictionnaire japonais-anglais et des débris de carcasse tordus étaient les seules traces de l’accident qui, selon des témoins sur place, aurait été précédé de deux explosions avant que l’avion plonge vers le sol.
Les membres des familles des disparus ont été transportés par vols spéciaux à Palembang pour suivre le déroulement des opérations de secours.
Une équipe de sept personnes, comprenant des représentants de l’Autorité fédérale de l’aviation américaine (FAA), de la compagnie Boeing et du fabricant des moteurs General Electric dont était équipé l’appareil, est attendue dimanche sur les lieux de la catastrophe.
Selon de premiers témoignages recueillis en Indonésie puis confirmés à Singapour, le temps était «beau et sans nuage» au moment de l’accident.
Les enquêteurs déjà sur place relèvent également que le capitaine du vol MI 185, un Singapourien âgé de 41 ans, était un pilote confirmé totalisant 6900 heures de vol. Le premier officier de bord était un Néo-Zélandais de 23 ans, avec 2 200 heures de vol.
L’appareil, un Boeing 737-300, n’avait que dix mois et était le plus récent des avions de SilkAir, une filiale régionale de Singapore Airlines.
Cet accident intervient moins de trois mois après le crash d’un Airbus A300 de la compagnie indonésienne Garuda, également sur l’île de Sumatra, dans lequel les 234 occupants de l’appareil avaient trouvé la mort.
Ce premier accident s’était produit lors de l’approche de l’aéroport de la ville de Medang, dans le nord de Sumatra, au moment où la zone était recouverte d’épaisses fumées provenant des feux de forêts qui faisaient rage à l’époque.
La cause exacte de ce premier accident n’a pas encore établie. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir