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Actualités - Chronologie

Arafat : les palestiniens déterminés à libérer la Cisjordanie

Le président Yasser Arafat a affirmé la «détermination» des Palestiniens à «libérer la Cisjordanie», en riposte au premier ministre israélien qui a présenté ce territoire comme une partie intégrante d’Israël. «Il doit être clair que le peuple palestinien est attaché à son territoire occupé et déterminé à le libérer des griffes de l’occupation israélienne», a déclaré à la presse M. Arafat, la mine sombre, après un entretien au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak.

«Jérusalem est la capitale de l’Etat palestinien. Nous refusons la judaïsation de Jérusalem et refusons d’abandonner un pouce de Jérusalem», a insisté M. Arafat, au retour de deux jours d’entretiens séparés avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, dont le pays préside l’Union européenne.
Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu a déclaré vendredi que la Cisjordanie faisait partie «d’Israël même», suscitant de vives réactions américaine et européenne.
Washington a rappelé à M. Netanyahu que la Cisjordanie est «une région et un territoire (…) devant faire l’objet de négociations dans le cadre des pourparlers sur (son) statut permanent», tandis que l’Union européenne soulignait qu’elle était «sans ambiguïté pour le principe de la paix contre les territoires». Le processus de paix est bloqué depuis dix mois.

Violation
dangereuse

Pour M. Arafat, «ce que Netanyahu a dit hier constitue une violation dangereuse et flagrante du processus de paix et des accords conclus».
L’Egypte a qualifié les propos de M. Netanyahu d’«énorme pas en arrière» et son chef de la diplomatie Amr Moussa a souligné que «la Cisjordanie est un territoire palestinien occupé auquel s’applique la résolution 242» de l’ONU.
Votée en juin 1967, ce texte prévoyait un retrait israélien «des» ou «du» territoires qu’Israël venait d’occuper, selon les versions française et anglaise.
Les accords d’autonomie entre Israël et les Palestiniens stipulent que le statut définitif de la Cisjordanie, y compris Jérusalem, sera défini par la négociation. Selon différents plans à l’étude par le gouvernement israélien, Israël souhaite annexer plus de 50% au moins du territoire, non compris Jérusalem-Est déjà annexé.
M. Arafat a appelé les Etats-Unis et la Russie, co-parrains du processus de paix au Proche-Orient, ainsi que l’Union européenne et la communauté internationale à «prendre une position claire et concrète face à cette nouvelle violation israélienne des conventions internationales et des accords conclus».
«Nous sommes allés à Madrid (où a été lancé le processus de paix en 1991) sur la base du principe de la terre contre la paix et nous avons ouvert un nouveau chapitre, mais il est clair que Netanyahu ne veut pas d’une telle paix», a-t-il poursuivi.
«Netanyahu veut la paix en échange de la sécurité», selon M. Arafat qui a accepté des amendements américains à son plan de lutte contre les extrémistes islamistes en Cisjordanie lors de sa rencontre avec Mme Albright.
MM. Netanyahu et Arafat doivent rencontrer séparément le président américain Bill Clinton en janvier. M. Arafat a souligné vendredi son manque d’optimisme. M. Moussa a estimé que «ces entretiens constitueront la dernière étape avant que la question soit résolue en bien ou en mal». (AFP)
Le président Yasser Arafat a affirmé la «détermination» des Palestiniens à «libérer la Cisjordanie», en riposte au premier ministre israélien qui a présenté ce territoire comme une partie intégrante d’Israël. «Il doit être clair que le peuple palestinien est attaché à son territoire occupé et déterminé à le libérer des griffes de l’occupation israélienne», a déclaré à la presse M. Arafat, la mine sombre, après un entretien au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak.«Jérusalem est la capitale de l’Etat palestinien. Nous refusons la judaïsation de Jérusalem et refusons d’abandonner un pouce de Jérusalem», a insisté M. Arafat, au retour de deux jours d’entretiens séparés avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude...