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Actualités - Chronologie

Yilmaz évoque : la possibilité d'une partition permanente de Chypre

La décision de l’Union européenne (UE) d’écarter la Turquie de son plan d’élargissement «conduira probablement à la partition» permanente de Chypre, a déclaré à Washington le premier ministre turc, Mesut Yilmaz.
«La décision erronée de l’Union européenne conduira probablement à la partition de l’île», a déclaré devant la presse le premier ministre turc, actuellement en visite officielle aux Etats-Unis.
Interrogé pour savoir s’il entendait par là une «partition permanente», Mesut Yilmaz a répondu: «oui».
Estimant que la partie turque de Chypre ne bénéficiait pas du même traitement que le restant de l’île de la part de la communauté internationale, le premier ministre a ajouté: «je crains qu’une solution fédérale» préconisée par la communauté internationale et en particulier par les Etats-Unis pour résoudre l’affaire chypriote ne soit «impossible et une partition interviendra de façon spontanée».
«Le seul moyen pour parvenir à une solution fédérale réside dans un traitement égal pour les deux communautés», a souligné Mesut Yilmaz.
«A l’heure actuelle, a-t-il poursuivi, les Grecs chypriotes bénéficient de la reconnaissance de tous les pays, à l’exception de la Turquie, et reçoivent l’intégralité de l’aide internationale».
«Par ailleurs, les Chypriotes turcs vivent dans l’isolement total et souffrent d’un embargo international. L’Union européenne tente de forcer la Turquie et les Turcs chypriotes à accepter la solution grecque» au problème de Chypre.
«Dans ces circonstances, a-t-il conclu, je crains qu’une solution fédérale soit impossible et une partition interviendra de façon spontanée».
Mesut Yilmaz a déploré par ailleurs que les Etats-Unis «ne soient pas parvenus à convaincre» les dirigeants allemands d’ajouter la Turquie dans le plan d’élargissement de l’UE. Il s’est refusé de désigner d’autres pays de l’Union qui se seraient opposés également à la candidature de la Turquie.
D’autre part, le vice-premier ministre Bulent Ecevit a déclaré à Ankara hier que la Turquie «gardait son droit» à l’adhésion à l’Union européenne, signalant un possible assouplissement de la position dure prise récemment par Ankara contre l’UE.
«Etre membre à part entière de l’UE est le droit légitime de la Turquie» aux termes de son accord d’association signé en 1963. «La Turquie garde ce droit», a déclaré M. Ecevit à la chaîne de télévision CTV.
Les propos de M. Ecevit diffèrent de ceux tenus par le premier ministre Mesut Yilmaz, qui avait menacé, mercredi à Bruxelles, de retirer la candidature de son pays en juin prochain si d’ici là, la Turquie n’était pas placée sur le même plan que les autres candidats à l’adhésion à l’UE. (AFP)
La décision de l’Union européenne (UE) d’écarter la Turquie de son plan d’élargissement «conduira probablement à la partition» permanente de Chypre, a déclaré à Washington le premier ministre turc, Mesut Yilmaz.«La décision erronée de l’Union européenne conduira probablement à la partition de l’île», a déclaré devant la presse le premier ministre turc, actuellement en visite officielle aux Etats-Unis.Interrogé pour savoir s’il entendait par là une «partition permanente», Mesut Yilmaz a répondu: «oui».Estimant que la partie turque de Chypre ne bénéficiait pas du même traitement que le restant de l’île de la part de la communauté internationale, le premier ministre a ajouté: «je crains qu’une solution fédérale» préconisée par la communauté internationale et en particulier par les...