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Actualités - Chronologie

L'OTAN et la Russie travailleront ensemble, malgré leurs divergences

L’OTAN et la Russie se sont engagées à travailler ensemble en 1998, en dépit de divergences persistantes sur l’extension d’infrastructures alliées en Europe de l’Est que Moscou veut contrôler étroitement contre l’avis de l’Alliance.
Lors d’une session semestrielle, les ministres des Affaires étrangères des seize pays de l’OTAN et leur homologue russe Evgueni Primakov ont adopté un plan de travail comprenant la situation en Bosnie, les questions nucléaires, des opérations de paix, et du contrôle des armements.
Le sujet des infrastructures alliées — réseaux de communication et de défense anti-aérienne — que l’OTAN veut implanter en Pologne, République tchèque et Hongrie «est inclu dans la liste des thèmes à discuter en 1998», a affirmé M. Primakov.
L’Alliance a fait des propositions à Vienne sur les infrastructures et une décision peut être prise dans ce cadre, a estimé de son côté le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana.
Le sujet des infrastructures qui vont être établies en Pologne, République tchèque et Hongrie «est une question interne de l’OTAN qui n’est pas discutable» avec Moscou, avait déclaré auparavant un responsable allié.
«On est prêt à discuter des grandes questions de sécurité en Europe mais pas les affaires internes à l’Alliance», a souligné l’allemand Klaus Kinkel.
Pour son homologue russe, au contraire, «L’OTAN pourrait s’engager» lors de futures négociations «à ne pas faire de concentration d’armement» chez ses nouveaux adhérents.
Le programme de travail adopté par l’Alliance et la Russie mentionne la possibilité de discuter en 1998 «de mesures destinées à promouvoir en termes généraux la coopération, la transparence et la confiance» entre les deux parties.

Des investissements
appartenant au passé

Un paragraphe parle aussi «d’échanges d’informations sur la stratégie, la politique de défense, les budgets et les programmes de développement infrastructurels». Cette dernière précision ne vise que des investissements réalisés à seize et donc appartenant au passé, selon des diplomates de l’OTAN.
Le sujet des infrastructures est depuis longtemps source de conflit entre les deux parties. «Les Russes reviendront toujours à la charge» sur cette question, estiment des responsables de l’OTAN.
La Russie a toujours affirmé que l’élargissement de l’Alliance vers ses frontières représentait une menace pour sa sécurité. Pour adoucir cette opposition, l’OTAN a annoncé ne pas avoir l’intention de déployer des armes nucléaires et des troupes sur le territoire de ses nouveaux adhérents.
L’Alliance a confirmé son extension à l’Est en signant les protocoles d’adhésions de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie, dont la pleine entrée dans l’OTAN est attendue en 1999.
Parmi les autres sujets qu’aborderont en 1998 l’OTAN et la Russie figurent le terrorisme, la reconversion des militaires dans le secteur civil, la coopération scientifique, la protection de l’environnement et l’amélioration de la sécurité de la circulation aérienne.
Après des mois d’attente, l’OTAN ouvrira en janvier à Moscou un centre de documentation, ont indiqué MM. Solana et Primakov. Dans le domaine de la coopération militaire, l’Alliance attend toujours l’installation d’un de ses officiers à l’état-major des forces armées russes. (AFP)
L’OTAN et la Russie se sont engagées à travailler ensemble en 1998, en dépit de divergences persistantes sur l’extension d’infrastructures alliées en Europe de l’Est que Moscou veut contrôler étroitement contre l’avis de l’Alliance.Lors d’une session semestrielle, les ministres des Affaires étrangères des seize pays de l’OTAN et leur homologue russe Evgueni Primakov ont adopté un plan de travail comprenant la situation en Bosnie, les questions nucléaires, des opérations de paix, et du contrôle des armements.Le sujet des infrastructures alliées — réseaux de communication et de défense anti-aérienne — que l’OTAN veut implanter en Pologne, République tchèque et Hongrie «est inclu dans la liste des thèmes à discuter en 1998», a affirmé M. Primakov.L’Alliance a fait des propositions à Vienne sur...