Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

La croissanc dans l'OCDE devrait reculer à 2.5% en 1998

La croissance dans les pays de l’OCDE devrait s’élever à seulement 2,5% en 1998 en raison de la crise qui secoue une bonne partie de l’Asie, dont l’impact sur l’Europe sera limité, a expliqué à Paris le chef économiste de l’Organisation, Ignazio Visco.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tablait sur une croissance de 2,9% pour sa zone dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, bouclé le 10 novembre. Mais l’OCDE a dû réviser ses prévisions après la crise en Corée du Sud et dans une moindre mesure au Japon.
M. Visco a en revanche maintenu à 3% la prévision de croissance pour les 29 pays membres en 1997.
Il a estimé que les liens commerciaux relativement tenus avec les pays d’Asie secoués par la crise limitaient les dégâts pour l’Europe. Il estime l’impact négatif à 0,1-0,2 point de pourcentage du PIB pour une prévision initiale d’une hausse de 2,8%.
Selon M. Visco, la révision de la croissance pour l’ensemble de la zone «reflète (en fait) une réduction majeure de la croissance au Japon et en Corée».
«Mon impression c’est que la croissance en Corée l’année prochaine sera très faible», a-t-il dit, alors que le rapport bouclé avant la crise affiche un plus de 5,5% l’année prochaine.
Il a ajouté que le 0,5% de croissance du PIB prévu par le rapport de l’OCDE pour le Japon cette année est dans «le bas de la fourchette», Tokyo ayant révisé l’ensemble de ses statistiques de croissance sur les deux dernières années.
L’OCDE réclame un assouplissement des économies de ses pays membres et un renforcement de la coopération internationale pour éviter un retour du protectionnisme.
Les pays en crise devront quant à eux s’assurer qu’il y ait assez d’argent disponible et assainir leur secteur financier, dont les fondations déjà fragiles ont été minées plus encore par la tempête financière.
L’organisation réclame donc une libéralisation accrue de ce secteur et une surveillance plus étroite pour éviter les dérapages actuels.
«L’expansion (dans l’UE) semble de plus en plus solide et devrait s’accélérer ces deux prochaines années», souligne l’organisation.
Dans la perspective de l’euro, «on observe encore pour l’heure des divergences assez importantes dans les situations conjoncturelles des pays susceptibles de participer à l’UFM», notamment entre la France, l’Allemagne, l’Italie où «l’expansion est à la traîne», et les petits pays, note le rapport.
l’OCDE réclame, à l’instar des autres grandes organisations économiques internationales, des réformes structurelles «pour rendre les marchés du travail et les marchés de produits plus compétitifs et plus efficaces».
L’OCDE a condamné une réduction du temps de travail imposée par la loi (comme en France), estimant qu’elle n’aura que peu d’impact sur l’emploi.
Le PIB devrait croître en France de 2,3% en 1997, 2,9% en 1998 et 2,8% en 1999. En Allemagne la croissance sera de 2,4% en 1997, 3% en 1998 et 2,9% en 1999.
Aux Etats-Unis, le rythme de l’activité (+2,7% en 98 et +1,9% en 99) devrait à peine se ralentir mais il faudra faire attention à l’inflation, note l’OCDE.
Pour le Japon, le tableau est plus sombre. «La reprise est de plus en plus fragile» selon l’OCDE, qui prévoit une hausse de 1,7% en 98 et de 2,1% en 1999. (AFP)
La croissance dans les pays de l’OCDE devrait s’élever à seulement 2,5% en 1998 en raison de la crise qui secoue une bonne partie de l’Asie, dont l’impact sur l’Europe sera limité, a expliqué à Paris le chef économiste de l’Organisation, Ignazio Visco.L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) tablait sur une croissance de 2,9% pour sa zone dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, bouclé le 10 novembre. Mais l’OCDE a dû réviser ses prévisions après la crise en Corée du Sud et dans une moindre mesure au Japon.M. Visco a en revanche maintenu à 3% la prévision de croissance pour les 29 pays membres en 1997.Il a estimé que les liens commerciaux relativement tenus avec les pays d’Asie secoués par la crise limitaient les dégâts pour l’Europe. Il estime...