L’indice de diffusion des industriels, indicateur déterminant de la confiance des entreprises, tombe à moins 11 en décembre, contre +3 en septembre, soit une chute de 14 points.
Ce mauvais indice traduit l’impact de la crise asiatique sur l’économie nippone et reflète les inquiétudes des décideurs et des marchés quant à la capacité du gouvernement japonais à raffermir l’économie nationale.
Le premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, a assuré vendredi qu’il ferait tout son possible pour éviter une crise financière mais il n’a rien dit de ses méthodes.
Pour les grandes entreprises non industrielles, le pessimisme est encore plus accentué puisque l’indice tankan ressort à - 20 contre - 15 en septembre.
Les entreprises des deux secteurs s’attendent à une dégradation de plus en plus marquée de la confiance au cours des trois prochains mois. Les grandes entreprises prévoient un indice à - 15 en mars et leurs collègues non industriels prédisent un plongeon à - 22.
«C’est bien pire que ce qui était prévu. Je pense que, fondamentalement, cela confirme une baisse économique. Pour moi, cela ne fait aucun doute», a commenté Mineko Sasaki-Smitch, économiste au Crédit Suisse First Boston.
Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir, présentera mardi son projet de relance de l’économie. Mais les économistes n’en attendent aucun miracle.
D’autres économistes ajoutent que le gouvernement devra repenser sa politique fiscale.
Le dollar s’est raffermi face au yen et la Bourse de Tokyo a baissé après la publication du tankan. (Reuters)

