M. Clinton, qui parlait à New York lors d’une réception à la veille du lancement par son épouse Hillary des commémorations du 50e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, a mis en garde contre les atteintes aux libertés dans certains pays d’Afrique, comme le Nigéria, et d’Asie, comme la Birmanie et la Chine, mais aussi en Europe, mentionnant le Belarus.
«Avancer la cause des droits de l’homme doit toujours être un pilier central de la politique étrangère de l’Amérique», a-t-il affirmé.
Evoquant son action dans ce domaine depuis son arrivée au pouvoir, il y a près de cinq ans, il a estimé qu’il y avait eu «des réalisations notables», mais a aussi admis «des occasions manquées», sans toutefois préciser lesquelles.
Mais il s’est dit «fier» du rôle des Etats-Unis pour chasser du pouvoir «une dictature brutale» en Haïti en 1994 et pour mettre fin l’année suivante à «un massacre innommable en Bosnie».
«Nous devons aussi continuer à œuvrer pour traduire en justice ceux qui ont provoqué le bain de sang, non seulement parce que c’est juste, mais parce que c’est nécessaire pour une réconciliation totale», a poursuivi M. Clinton à propos de la Bosnie.
Soutien accru au TPI
Rappelant que les Etats-Unis constituaient «le principal contributeur au Tribunal pénal international» (TPI), il a annoncé qu’ils accroîtraient leur soutien financier à cet organisme l’an prochain.
«Nous devons traduire les criminels de guerre bosniaques en justice», a-t-il dit.
Seule quelques-unes des dizaines de personnes inculpées de crimes contre l’humanité en Bosnie ont été arrêtées.
Les deux principaux accusés, Radovan Karadzic et Ratko Mladic —les deux anciens leaders des Serbes bosniaques — sont toujours en liberté et la force de stabilisation de l’OTAN (SFOR), qui compte 8.000 soldats américains, a toujours affirmé que sa mission n’était pas de les pourchasser.
«Je crois fermement qu’avant que cette décennie, ce siècle, soit terminée, nous devrions établir un tribunal international permanent pour poursuivre les crimes contre l’humanité», a lancé M. Clinton.
«Cette semaine, les délégués de nombreuses nations sont réunis pour entreprendre cette tâche» et «les Etats-Unis les soutiennent fermement», a-t-il ajouté.
Affirmant qu’«une énorme quantité de travail restait à faire», il a souligné que «les droits de l’homme sont encore en danger de la Birmanie au Nigéria, du Bélarus à la Chine».
Mais il a reconnu que «même dans les démocraties, les droits de l’homme, qui signifient si souvent les droits des minorités, ne sont pas garantis».
S’engageant à essayer de faire de l’Amérique «un meilleur modèle de liberté et de justice», il y a déploré «les crimes de haine» et la persistance de la discrimination raciale. (AFP)


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