L’ECE prévoit une croissance moyenne de 3,1% l’an prochain pour l’ex-bloc soviétique, un record depuis la chute du communisme, mais les économies régionales seront vraisemblablement affectées par les turbulences asiatiques si ces dernières persistent.
Les marchés d’Europe de l’Est restent vulnérables en raison de l’accroissement des déficits commerciaux et des déficits des comptes courants, de la faiblesse du système bancaire et des réticences des investisseurs étrangers face aux pays émergents, note l’ECE.
«Si la crise financière (asiatique) s’aggrave, elle devrait avoir de larges répercussions. Les économies de transition sont particulièrement vulnérables à ce type de chocs et de pressions externes en raison de la jeunesse de leurs marchés et de la faiblesse de leurs structures institutionnelles», explique la commission.
L’ECE loue toutefois les remarquables résultats économiques des pays baltes, qui semblent échapper à l’atonie régionale.
L’Estonie a enregistré un taux de croissance de 12% au premier semestre 1997, alors que la moyenne régionale est de 3,6%. Le PIB de la Lettonie a augmenté de 4,6% et celui de la Lituanie de 2,5% sur la même période.
La commission des Nations Unies table sur une croissance moyenne de 5,9% pour les pays baltes en 1998.
Pour ce qui est des autres républiques, l’ECE affirme que la reprise est en vue, à des degrés divers, à l’exception notable de la Russie.
«Les prévisions selon lesquelles la croissance reprendrait en Russie en 1997 sont restées lettre morte. Une reprise soutenue est encore incertaine», estime l’ECE.
Le PIB a accusé une baisse de 0,2% en Russie au premier semestre 1997.
L’Ukraine affiche pour cette année les résultats les plus catastrophiques de la Communauté des Etats indépendants (CEI) avec un taux de croissance négatif de -7,5% au premier semestre.
Sur la même période, le PIB a progressé de 14,7% en Géorgie, 6,8% en Kirghizie, 5,2% en Azerbaïdjan, 3,9% en Ouzbékistan, 1,6% au Kazakhstan et 1,4% en Arménie. (Reuters)


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