Les Parisiens, qui n’ont qu’une chance bien théorique de se hisser en quarts de finale de la Ligue des champions en tant que meilleurs deuxièmes, n’ont guère le choix. Il leur faut s’imposer aussi largement que possible pour prétendre arriver à leurs fins dans ce groupe E dominé par le Bayern.
Par chance pour Ricardo, il récupère opportunément ses fers de lance à la pointe d’une équipe toujours décimée en défense par les blessures et les suspensions.
Marco Simone, qui a cruellement manqué aux siens ces dernières semaines, est de retour, son élongation à la cuisse soignée et Patrice Loko a rejoué, ses problèmes psychologiques semblant réglés.
L’un comme l’autre devraient être au moins sur le banc mercredi soir, même si l’Italien aimerait bien débuter la partie auprès de son compère Florian Maurice.
«J’espère débuter, à moins que Ricardo ne préfère me laisser sur le banc pour voir comment se déroule le match», explique Simone.
Loko semble encore un peu juste, mais il pourrait rentrer en fin de partie, surtout si, comme il en a pris l’habitude, le PSG devait faire la différence dans les dernières minutes de jeu.
Le souci majeur de Ricardo réside cette fois en défense, où les blessures d’Alain Roche et du milieu défensif Vincent Guérin, auxquelles s’ajoutent les suspensions de Jimmy Algerino, Didier Domi, Laurent Fournier, Bruno Ngotty et Eric Rabésandratana ne lui laissent guère de possibilités.
«Je n’ai pas beaucoup de solutions», avoue l’entraîneur brésilien, qui devrait s’appuyer sur Pierre Ducrocq en défense centrale aux côtés de Paul Le Guen, Francis Llacer et Gregory Paisley évoluant en latéraux.
Edouard Cissé devrait jouer en milieu défensif aux côtés de Jérôme Leroy, Franck Gava et Rai menant la manœuvre.
Pour les Parisiens, la tâche apparaît tout aussi impossible que contre le Steaua Bucarest en barrage. Ils rêvent pourtant d’un nouvel exploit, mais il leur faudra compter avec une équipe turque qui n’aura rien à perdre et qui les avait dominés 3-1 à l’aller.
Par chance pour les Parisiens, les Stambouliotes n’ont guère le vent en poupe en ce moment.
Le match nul 3-3 concédé en Coupe de Turquie face à Genclerbirligi avait mis John Toshack, l’entraîneur gallois du Besiktas, hors de lui.
Depuis, le Besiktas a été tenu en échec sur sa pelouse par Fenerbahce 2-2. Pour ne rien arranger, le Nigérian Daniel Amokachi, star du club turc, s’est blessé au cours de ce match et est incertain. (AFP)


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