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Actualités - Chronologie

Juan Carlos a échappé à un attentat en 1985

Les services secrets espagnols ont déjoué au printemps 1985 un complot d’éléments de l’extrême droite qui projetaient d’assassiner le roi Juan Carlos et le chef du gouvernement de l’époque, Felipe Gonzalez, a affirmé hier le journal madrilène El Pais.
Pendant la campagne des élections régionales de Galice (nord-ouest) en octobre dernier, M. Gonzalez y avait fait allusion mais sans fournir le moindre détail.
Selon El Pais (proche des socialistes), les putschistes emmenés par trois officiers et un armateur pensaient poser une bombe de 100 kg sous l’estrade où se trouvaient, entre autres, le monarque, la reine Sofia et M. Gonzalez pendant le défilé des Forces armées à la Corogne (nord-ouest) le 2 juin 1985.
Trois mois avant la date fixée pour l’attentat, les putschistes – déjà liés à des tentatives de coup d’Etat antérieures dont la plus sérieuse avait été celle du 23 février 1981 – ont renoncé à leur projet, se sentant découverts par les services secrets.
Ce groupe de putchistes était formé par le lieutenant colonel José Crespo Cuspinera, les commandants Ricardo Saenz de Inestrillas (assassiné par l’organisation séparatiste basque ETA en 1986) et Ignacio Gasca Quintin. Il comptait également sur la contribution d’un armateur, résidant en Galice, Rafael Regueira Fernandez.
«Après la tentative de coup d’Etat de 1981, il était devenu évident qu’un nouveau projet de ce genre devait être mené contre le roi», a affirmé au Pais l’un des participants au complot de la Corogne dont le nom n’est pas dévoilé.
Pour l’opération de la Corogne, les putschistes s’étaient inspirés de l’assassinat du chef du gouvernement franquiste, l’amiral Luis Carrero Blanco le 20 décembre 1973, revendiqué par l’ETA.
La charge explosive devait être introduite dans un sous-terrain sous l’estrade officielle. Les putschistes pensaient attribuer l’attentat de la Corogne à l’organisation armée basque, ajoute El Pais.
Après la découverte du complot, le gouvernement n’a pris aucune mesure contre leurs auteurs «pour ne pas en faire des martyrs», selon un ancien ministre socialiste cité par le journal. D’après lui, «ils étaient peu nombreux et parfaitement contrôlés». Ce complot contre la démocratie a été le dernier, précise cet ancien ministre dont le nom n’est pas révélé. (AFP)
Les services secrets espagnols ont déjoué au printemps 1985 un complot d’éléments de l’extrême droite qui projetaient d’assassiner le roi Juan Carlos et le chef du gouvernement de l’époque, Felipe Gonzalez, a affirmé hier le journal madrilène El Pais.Pendant la campagne des élections régionales de Galice (nord-ouest) en octobre dernier, M. Gonzalez y avait fait allusion mais sans fournir le moindre détail.Selon El Pais (proche des socialistes), les putschistes emmenés par trois officiers et un armateur pensaient poser une bombe de 100 kg sous l’estrade où se trouvaient, entre autres, le monarque, la reine Sofia et M. Gonzalez pendant le défilé des Forces armées à la Corogne (nord-ouest) le 2 juin 1985.Trois mois avant la date fixée pour l’attentat, les putschistes – déjà liés à des tentatives de coup...