Les candidats du centre gauche au pouvoir ont largement utilisé l’argument de la bonne santé économique du Chili dans la campagne pour les élections parlementaires du 11 décembre.
Depuis le début de la décennie, le pays a connu une croissance moyenne de 7% par an, l’inflation a été maintenue à 6% et le chômage ne dépasse pas les 6% de la population active, selon les dernières statistiques officielles.
Le gouvernement dépense 70% du budget de l’Etat pour la construction de logement, la santé et l’éducation, et «l’effort peut être maintenu, voire augmenté», selon le ministre des Finances, Eduardo Aninat.
«Qu’on ne se méprenne pas», a solennellement déclaré le président Eduardo Frei pendant la campagne «le gouvernement continuera de dépenser pour améliorer le sort des plus défavorisés».
Figure de la campagne et favori des sondages pour la présidentielle de l’an 2000, l’actuel ministre des Travaux publics, Ricardo Lagos, résume ainsi le choix des électeurs: «Existe-t-il une alternative à la Concertation des partis pour la démocratie (au pouvoir) pour continuer à lutter contre la pauvreté? La droite ne peut apporter une quelconque amélioration», ajoute-t-il.
Cinq millions de dollars en capitaux étrangers sont arrivés dans le pays en 1997, et le Chili a investi l’équivalent à l’extérieur. L’épargne nationale représente 30% du PIB. (AFP)


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