L’Administration pénitentiaire (AP) avait annoncé en octobre 1996 aux syndicats son projet de créer pour les longues peines des «unités de visite familiale» exemptes de surveillance où seraient notamment autorisés les rapports sexuels avec les conjoints.
De petits appartements, installés dans les prisons, permettraient aux détenus de recevoir conjoint et enfants pour une durée de 8 à 72 heures. Condamnés et familles seraient soumis à une fouille intégrale et une étude a priori et a posteriori serait menée cas par cas.
«Le Monde» indique que le projet devrait être prochainement soumis au Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, avant discussion avec les syndicats.
Selon le principal syndicat de surveillants, l’UFAP, seuls les détenus ne bénéficiant pas de permissions de sortie pourraient profiter de ces installations. Des permis de visite pourraient être accordés aux concubin (e)s et ami (e) s, mais aussi ascendants, descendants, frères et sœurs du détenu. Ces parents ou amis auraient droit à une visite par trimestre.
Selon «Le Monde», cette initiative devrait permettre de remédier à la «misère affective» qui règne en prison, où de nombreux détenus sont obligés de se livrer à «des rapports clandestins avec leurs conjoints» lors de visites au parloir, le tout sous les yeux des surveillants.
Selon le rapport, «les surveillants (...) sont favorables dans leur immense majorité à la mise en place de parloirs sexuels tant leur situation est intenable». L’UFAP s’était toutefois prononcée contre un tel projet l’an dernier. (AFP)

