Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La crise financière s'aggrave en Russie

Confronté à une crise financière qui va s’en s’amplifiant, le gouvernement russe — désespérément en quête de liquidités — pourrait bénéficier d’un emprunt syndiqué d’un montant pouvant aller jusqu’à deux milliards de dollars et solliciter une aide supplémentaire du FMI, déclare-t-on de sources bancaires à Moscou.
Pour éviter les retombées politiques qu’entraînerait le non-respect d’ambitieuses promesses à honorer d’ici la fin de l’année et régler un problème de liquidités qui s’aggrave, les responsables des dossiers économiques au Kremlin et des banquiers se sont réunis cette semaine pour voir comment lever des crédits au plus vite.
«Nous discutons avec d’autres banques de la possibilité de financer la Fédération de Russie, à la demande du gouvernement», précise Mac Hotimsky, patron des marchés de taux fixes du Crédit Suisse First Boston. Il s’est refusé à préciser le montant du crédit.
Cette banque est l’une des quatre évoquées dans un article du «Financial Times», selon lequel le premier vice-premier ministre Anatoly Tchoubaïs aurait contacté au moins quatre banques occidentales pour mettre sur pied une aide financière d’urgence d’un montant pouvant aller jusqu’à deux milliards de dollars.
Les trois autres citées par le «Financial Times» sont Salomon Brothers, Chase Manhattan et Deutsche Morgan Grenfell. Les représentants de ces trois banques d’affaires à Moscou se sont refusés à tout commentaire.
A Francfort, on précise de sources bancaires que les modalités de l’emprunt syndiqué devraient être confirmées d’ici la mi-décembre. Il serait remboursable dans les six à douze mois.
De source bancaire à Moscou, on n’est nullement surpris d’un tel scénario tant les besoins sont pressants. On pense de source occidentale que le montant du crédit sera de l’ordre de 1,5 milliard de dollars.
«Il est on ne peut plus évident que depuis un certain temps déjà, le gouvernement recherche fébrilement du cash», souligne un banquier qui a requis l’anonymat.
Evoquant la crise asiatique et ses répercussions en Russie, Anatoly Tchoubaïs, cité par le «Herald Tribune», juge que la reprise économique a été retardée de six mois et que la hausse des taux d’intérêt pourrait compromettre cette reprise au printemps prochain.
Le président de la Banque centrale, Sergueï Doubinine, a laissé entendre que les taux d’intérêt seraient prochainement relevés. Le taux de refinancement est déjà passé de 21% à 28% entre novembre et début décembre.
Les rentrées fiscales sont extrêmement limitées et le loyer de l’argent n’a cessé de monter avec la crise financière au cours de ces dernières semaines avec des rendements sans cesse en hausse. Ainsi, les bons du Trésor russes à 98 jours avaient mercredi un rendement de 41,34%. Il était de 17-18% à la mi-octobre.
Pour aggraver les choses, les privatisations dans le secteur énergétique, qui auraient dû injecter des milliards de dollars dans les caisses de l’Etat, ont été soit annulées à la dernière minute, soit reportées.Les arriérés de salaire dans la fonction publique, que le président Boris Eltsine s’est engagé à régler d’ici fin décembre, s’élèvent à environ 1,6 milliard de dollars.
Face à cette situation, le vice-premier ministre Boris Nemtsov, qui accompagne le président au cours de son actuelle visite en Suède, a indiqué mercredi que Moscou pourrait solliciter un nouveau crédit standby du FMI.
Un moyen rapide de lever des capitaux, actuellement à l’étude par les experts russes, serait le lancement d’emprunts adossés sur une partie du capital de la compagnie pétrolière Rosnet.
Cette dernière, évaluée à 1,5 milliard de dollars, ne pourra être mise en vente avant début 1998, trop tard pour régler le problème de liquidités qui se pose à court terme. (Reuters)
Confronté à une crise financière qui va s’en s’amplifiant, le gouvernement russe — désespérément en quête de liquidités — pourrait bénéficier d’un emprunt syndiqué d’un montant pouvant aller jusqu’à deux milliards de dollars et solliciter une aide supplémentaire du FMI, déclare-t-on de sources bancaires à Moscou.Pour éviter les retombées politiques qu’entraînerait le non-respect d’ambitieuses promesses à honorer d’ici la fin de l’année et régler un problème de liquidités qui s’aggrave, les responsables des dossiers économiques au Kremlin et des banquiers se sont réunis cette semaine pour voir comment lever des crédits au plus vite.«Nous discutons avec d’autres banques de la possibilité de financer la Fédération de Russie, à la demande du gouvernement», précise Mac Hotimsky,...