Les détritus s’accumulaient hier dans les rues de Tel-Aviv où les éboueurs poursuivent une grève depuis six jours, malgré la reprise du travail des 150.000 employés municipaux en Israël.
Plusieurs centaines d’éboueurs municipaux ont manifesté devant l’hôtel de ville contre le maire de la métropole, M. Roni Milo.
Ils lui reprochent de vouloir privatiser partiellement le ramassage des ordures, au bénéfice de compagnies privées employant des travailleurs immigrés touchant des «salaires d’esclaves», afin de procéder ensuite à des licenciements dans les services municipaux. Pendant ce temps, des monceaux d’ordures s’accumulent sur les trottoirs.
Ailleurs en Israël en revanche, les 150.000 employés israéliens des services municipaux et autres institutions publiques en grève depuis dimanche ont repris mardi le travail, suite à une injonction d’un tribunal.
La grève, lancée par la centrale syndicale Histadrout, a touché les employés des 360 municipalités ainsi que ceux des hôpitaux, des crèches, les pompiers et les employés d’institutions publiques comme l’Agence juive, chargée de l’immigration.
Un tribunal du travail, saisi par les représentants des municipalités, a ordonné la reprise du travail que la Histradrout a décidé de respecter, a indiqué un porte-parole de la centrale.
Le mouvement de protestation était destiné à protester contre un projet du ministère des Finances de remettre en cause des accords salariaux, notamment ceux des employés municipaux.
Le climat social s’est brutalement dégradé en Israël en raison de la montée du chômage, qui touche 8,1% de la population active, le plus haut niveau depuis 3 ans, et des déclarations particulièrement musclées du ministre des Finances, M. Yaakov Neeman.(AFP)


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