— GENEVE, 3 mai 1996:
Un accord international limitant l’utilisation des mines antipersonnel dans le monde est conclu à l’issue de deux semaines d’intenses tractations. Le nouveau protocole étend son champ d’application aux conflits «internes» et non plus seulement internationaux.
— OTTAWA, 5 octobre 1996:
Les représentants de cinquante pays approuvent à l’unanimité la «déclaration d’Ottawa» aux termes de laquelle ils s’engagent à collaborer pour «conclure le plus tôt possible un accord international (...) pour interdire les mines antipersonnel». Les pays dits du «Groupe d’Ottawa» s’engagent également à réduire progressivement les nouveaux déploiements sans cependant fixer de date, alors que le projet de déclaration mentionnait l’an 2000.
— VIENNE, 13 février 1997:
110 pays participent à une réunion à huis clos au niveau des experts gouvernementaux. La Chine, leader des pays contre une interdiction totale, a été le seul Etat à décliner officiellement l’invitation du gouvernement autrichien. La Russie s’est pour la première fois déclarée prête à discuter d’une interdiction totale par phases dans le cadre de la conférence du désarmement à Genève, a-t-on appris.
— BRUXELLES, 27 juin:
Près de 100 des 150 pays participants à une conférence sur les mines terrestres antipersonnel (MAP) signent une déclaration appelant à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant pour interdire ce type d’armes.
Un tel accord doit, selon le texte de cette déclaration signée par 97 pays, «inclure une interdiction complète de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert de mines terrestres, leur destruction, la coopération et l’assistance internationales en matière de déminage dans les pays affectés».
La déclaration de Bruxelles appelle également à développer des programmes d’«aide aux victimes».
— OSLO, 18 septembre:
Réunis depuis début septembre, une centaine de pays adoptent les 22 articles d’une convention «destinée à interdire l’emploi, le stockage, la production et le transfert des mines antipersonnel et à procéder à leur destruction». Les Etats-Unis annoncent «avec regret» qu’ils ne peuvent se joindre à ce traité, déclarant vouloir protéger leurs GI’s stationnés dans la péninsule coréenne ou engagés sous la bannière de l’ONU. La Chine, la Russie, l’Inde et le Pakistan notamment ont refusé de participer à cette conférence.
L’implication dans le combat contre les mines de la princesse Diana a marqué cette conférence. (AFP)


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