«Il devrait être sabordé», a déclaré la fille de la reine Elizabeth II, lors de la dernière réception officielle à bord du navire étendard de la Couronne à Portsmouth (sud de l’Angleterre).
La princesse, dont les prises de position publiques sont exceptionnelles, a estimé que personne n’était en mesure d’offrir au luxueux bateau l’entretien qu’il mérite et qu’elle ne pouvait se faire à l’idée de le voir rouiller à quai.
«Est-ce que vous réalisez que les cuivres sont astiqués quotidiennement, pas chaque mois ou chaque semaine mais chaque jour. Personne ne pourrait faire cela», a-t-elle dit à un journaliste du journal local de Portsmouth, «The News».
La famille royale a accepté la mort dans l’âme de ne plus utiliser le Britannia, qui a parcouru plus de 1,5 million de milles marins, car le gouvernement travailliste n’était pas prêt à financer sa rénovation ou son remplacement.
Le navire doit être prochainement désarmé à Portsmouth, son port d’attache, où il vient d’arriver après une tournée d’adieu en Grande-Bretagne, après 43 ans au service de la monarchie britannique.
Il avait été construit par les chantiers navals de Clydeside en Ecosse en 1953 et mis en service un an plus tard. Le gouvernement a jusqu’à présent retenu six options pour sa future utilisation et tranchera dans les mois à venir.
Les travaillistes ont renoncé à le remplacer en faisant valoir qu’un nouveau navire aurait coûté 60 millions de livres (102 millions de dollars), auxquels il aurait fallu ajouter quelque 12 millions de livres (20,4 millions de dollars) de dépenses annuelles de fonctionnement pour notamment payer les 250 membres d’équipage. (AFP)


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