Les régions côtières seront touchées par l’élévation du niveau de la mer et par l’érosion. Mais de nombreux scénarios d’adaptation existent déjà bien que ces mesures ne soient pas faciles à mettre en œuvre dans les îles presque sans relief, soulignent les scientifiques du GIEC.
L’Australie pourrait connaître des problèmes de ressources en eau, mais elle est capable d’organiser une riposte efficace à cette menace que les experts relativisent. Dans de nombreux cas, la barrière de corail devrait résister à une montée des eaux.
La Nouvelle-Zélande ne semble pas devoir craindre le réchauffement climatique. Ses effets pourraient même se révéler bénéfiques. On s’attend à des chutes de neige moins abondantes et la production agricole devrait bénéficier de ce réchauffement.
En revanche, les îles d’Océanie proches de la Nouvelle-Zélande ou de l’Australie sont beaucoup plus menacées par un réchauffement concrétisé par la montée des eaux.
Plusieurs études ont déjà été menées en Océanie, concluant à des «impacts substantiels» sur le PNB des pays concernés (plusieurs pour cents par an en cas de doublement de C02) mais la méthode a été très critiquée. Les recherches se poursuivent dans le cadre des études «Climpacts» en Nouvelle-Zélande et «OzClim» en Australie.
Dans cette région comme ailleurs, de nouvelles recherches sont jugées nécessaires par les experts pour disposer des meilleurs scénarios climatiques, cette évaluation du GIEC devant être complétée dans son troisième rapport général, prévu pour la fin de l’an 2000. Les scientifiques continuent à s’accorder en effet une marge d’incertitude après cette première évaluation région par région et considèrent qu’il est indispensable de mieux connaître:
— les réponses dynamiques des systèmes écologiques,
— les impacts sur les écosystèmes marins, aquatiques et côtiers,
— les changements possibles dans la magnitude et la fréquence des «désastres naturels»,
— les impacts sur l’habitat, l’industrie et la santé,
— les interactions entre continents ou/et subcontinents
— les adaptations possibles et leurs efficacités. (AFP)


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