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Actualités - Chronologie

Principaux fronts d'intervention : les guerres oubliées et les épidémies


Les guerres «oubliées» et la résurgence de maladies que l’on croyait éradiquées sont les deux principaux problèmes auxquels sont confrontés actuellement la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, selon le nouveau président du mouvement, la Norvégienne Astrid Noklebye Heiberg.
«Toutes les fédérations nationales de la Croix-Rouge ont leurs problèmes, mais les plus inquiétants à mon sens sont les guerres oubliées» comme «en Afghanistan par exemple, où le travail de nos volontaires demeure largement ignoré», estime Mme Heiberg.
«Les médias internationaux n’accordent pas beaucoup d’intérêts à ces conflits, ce qui nous pose de sérieux problèmes pour récolter des fonds, même si en règle générale les dons privés à la Croix-Rouge sont en constante augmentation», poursuit-elle.
Mme Heiberg cite comme contre-exemple la question des mines antipersonnel, dont l’interdiction totale est réclamée depuis des années au moyen d’une puissante campagne internationale, et va être consacrée par la signature d’un traité à Ottawa début décembre.
Ce traité constitue «une étape importante, mais pas encore une victoire. Ne serait-ce que parce que plusieurs grandes puissances, qui produisent des mines, n’ont pas signé l’accord», affirme la présidente.
«Selon Mme Heiberg, l’autre grand centre de préoccupation de la Croix-Rouge mondiale est l’ancienne URSS, «où l’on assiste à la réapparition de maladies comme la tuberculose, caractéristiques de la mauvaise hygiène et du manque de soins qui prévalent dans ces pays en plein processus de reconstruction».
«Ces types de maladies que l’on croyait disparues depuis des années réapparaissent sous des formes beaucoup plus infectieuses, beaucoup plus difficiles à traiter qu’autrefois. Elles font aujourd’hui plus de victimes que le sida et se répandent à travers le monde», assure-t-elle.
D’autre part, un autre important théâtre d’opérations de la Croix-Rouge demeure la Corée du Nord, où la situation reste «très difficile» en raison des inondations qui ont suivi une grave période de famine.
«La ration alimentaire quotidienne de la population n’est que de 100 grammes de riz par jour, alors qu’il faut entre 400 et 500 grammes pour survivre», indique Mme Heiberg. «C’est une véritable catastrophe. L’ensemble des fédérations de la Croix-Rouge y travaillent d’arrache-pied, surtout la Corée du Sud, le principal contributeur, qui expédie des tonnes d’aliments en passant par la Chine», poursuit-elle.(AFP)
Les guerres «oubliées» et la résurgence de maladies que l’on croyait éradiquées sont les deux principaux problèmes auxquels sont confrontés actuellement la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, selon le nouveau président du mouvement, la Norvégienne Astrid Noklebye Heiberg.«Toutes les fédérations nationales de la Croix-Rouge ont leurs problèmes, mais les plus inquiétants à mon sens sont les guerres oubliées» comme «en Afghanistan par exemple, où le travail de nos volontaires demeure largement ignoré», estime Mme Heiberg.«Les médias internationaux n’accordent pas beaucoup d’intérêts à ces conflits, ce qui nous pose de sérieux problèmes pour récolter des fonds, même si en règle générale les dons privés à la Croix-Rouge sont en constante augmentation», poursuit-elle.Mme Heiberg cite comme...