Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Afrique, première victime du Stress hydrique


L’Afrique sera la première victime du réchauffement climatique annoncé, même si les autres régions du monde ne seront pas épargnées, en particulier les pôles et les petits Etats-îles du Pacifique et des Caraïbes.

Ces hypothèses sont formulées dans le rapport spécial du GIEC (Groupe intergouvernemental d’évaluation des changements climatiques) des Nations Unies sur l’impact potentiel du réchauffement par continent ou sub-continent, rendu public à quelques jours de l’ouverture de la conférence de Kyoto.
L’Afrique ne sera peut-être pas beaucoup plus touchée que l’Asie, mais ses moyens de préparer des stratégies d’adaptation sont réduits. Même un réchauffement limité risque d’avoir des effets très sérieux. Encore moins d’eau signifiera des sécheresses accrues, aggravées par le comportement de l’homme. Continent déjà le plus atteint par la désertification, même si l’Asie est-elle aussi très touchée par la dégradation des terres, l’Afrique est aussi la région du monde qui souffre du plus grand déficit en eau, appelé «stress hydrique» par les spécialistes.
Extrêmement vulnérables, les régions polaires — péninsule Antarctique et Arctique — sont en première ligne du réchauffement. Des «changements majeurs physiques et écologiques» sont attendus, dont la fonte partielle des glaces. Les communautés locales vont faire face à de profonds changements qui vont bouleverser leur mode de vie traditionnel.

Le M.-O. aussi

Des changements majeurs sont prévus en Asie tempérée — Japon, Chine, Sibérie russe, péninsule coréenne: recul de la toundra, diminution des forêts boréales, disparition de portions significatives des glaciers de montagne, pénuries d’eau. En Asie tropicale — 16 pays, de Singapour à l’Inde — les effets du réchauffement vont s’ajouter aux autres tensions dues à l’urbanisation très rapide et à l’industrialisation: inondations plus fréquentes et plus graves, dans les grands deltas et sur les côtes (Bangladesh).
Le Moyen-Orient et l’Asie centrale risquent de voir s’aggraver les problèmes d’approvisionnement en eau et en nourriture, dans cette région déjà aride. La Caspienne et la mer d’Aral en seront plus affectées.

L’Amérique du Nord — premier responsable de l’effet de serre — est le continent qui supportera sans doute le mieux les effets du réchauffement, malgré des risques accrus de tempêtes et de cyclones. Des impacts positifs et négatifs sont attendus. L’Amérique latine sera moins bien lotie et le réchauffement risque d’accélérer la détérioration de l’environnement et d’aggraver la déforestation en Amazonie.

L’Australie pourrait connaître des problèmes de ressources en eau, même si elle dispose de bonnes capacités d’adaptation. Par contre, la Nouvelle-Zélande risque de bénéficier de l’évolution du climat pour son agriculture.

Enfin, l’Europe ne sera pas épargnée, mais devrait avoir les moyens de prévenir les effets néfastes du réchauffement, selon les experts qui s’attendent à des problèmes hydrologiques dans le nord et de sécheresse dans le sud (Espagne). (AFP)
L’Afrique sera la première victime du réchauffement climatique annoncé, même si les autres régions du monde ne seront pas épargnées, en particulier les pôles et les petits Etats-îles du Pacifique et des Caraïbes.Ces hypothèses sont formulées dans le rapport spécial du GIEC (Groupe intergouvernemental d’évaluation des changements climatiques) des Nations Unies sur l’impact potentiel du réchauffement par continent ou sub-continent, rendu public à quelques jours de l’ouverture de la conférence de Kyoto.L’Afrique ne sera peut-être pas beaucoup plus touchée que l’Asie, mais ses moyens de préparer des stratégies d’adaptation sont réduits. Même un réchauffement limité risque d’avoir des effets très sérieux. Encore moins d’eau signifiera des sécheresses accrues, aggravées par le comportement de...