Selon le journal, les assaillants ont crié «mort au journal Salam et Peyam-é-Danéchjou» (message de l’étudiant), un hebdomadaire radical interdit de parution depuis deux ans.
Salam, édité à Téhéran et principal organe de la gauche radicale iranienne, ainsi que Peyam-é-Danéchjou, soutiennent le nouveau président iranien Mohammad Khatami.
Le quotidien gouvernemental «Iran Daily» a indiqué que l’attaque semblait avoir été perpétrée «par une trentaine de miliciens intégristes».
Cité par «Iran Daily», le responsable du journal Salam à Ispahan, M. Ali Raïea a affirmé qu’il avait été «menacé par ce groupe d’intégristes à plusieurs reprises».
Au moment de l’attaque, le responsable du bureau était absent des locaux, a ajouté «Iran Daily», soulignant que les assaillants avaient peint des slogans hostiles à Salam dans les couloirs des locaux du journal.
Le bureau d’une organisation radicale d’étudiants, dirigée par Heshmatollah Tabarzadi, responsable du journal «Peyam-é-Danéchjou», a été saccagé il y a deux semaines à Téhéran.
M. Tabarzadi, dont le journal avait été suspendu l’année dernière pour avoir critiqué le gouvernement, avait transgressé un tabou en appelant à l’élection du Guide de la République islamique.
Depuis plusieurs jours, les milieux conservateurs iraniens font monter la pression contre l’ayatollah Hossein Ali Montazéri, l’ex-dauphin désigné de l’imam Khomeiny, accusé de «complot» contre le Guide, l’ayatollah Ali Khamenei.
De nombreuses manifestations ont eu lieu cette semaine dans plusieurs villes iraniennes contre Montazéri et un autre religieux, l’ayatollah Ahmad Azari-Qomi, lui aussi accusé d’atteinte à la «légitimité» du Guide, numéro un du régime investi par un collège religieux.
Les autorités organisent une très grande manifestation vendredi à Téhéran pour dénoncer les atteintes au Guide et faire allégeance à l’autorité absolue de l’ayatollah Khamenei sur le régime. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir