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Actualités - Chronologie

Menacé par les siens, Bibi Lagaffe tente de se défendre


Honni par les Arabes, isolé sur la scène internationale, méprisé par l’establishment, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit désormais faire face à un adversaire plus redoutable encore: les caciques de son parti.
La position de M. Netanyahu, qui depuis plusieurs mois accumule les ennemis, est de plus en plus fragile, selon les commentateurs de la presse israélienne. La télévision publique s’interroge: «Qui quittera le premier le navire?».
Aux Etats-Unis, où il s’est récemment rendu, le président américain Bill Clinton lui a fait l’affront de ne pas le recevoir et la communauté juive lui a réservé un accueil fort réservé.
A son retour, M. Netanyahu est confronté à la fronde des dirigeants du Likoud, après une convention houleuse du parti en novembre. Cette grogne l’a contraint à annoncer la création d’une commission d’enquête sur des irrégularités qui se seraient alors produites.
La méthode avait servi un mois auparavant, lorsqu’une commission avait été chargée d’enquêter sur la tentative d’assassinat manquée par les services secrets israéliens contre un responsable du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) à Amman.
«Netanyahu a maté la timide mutinerie du Likoud et a réussi à s’en sortir. Mais ceux qui croient qu’il est sauvé s’illusionnent. Tôt au tard il va tomber, car plus personne ne lui fait confiance», écrit le quotidien «Haaretz».
Il ne s’agit pas seulement de l’opposition travailliste, des milieux d’affaires, inquiets des retombées économiques du blocage de la paix, ou du commandement militaire qui reproche au premier ministre de ne pas le tenir au courant de ses décisions.
Une grande partie de la direction du Likoud est entrée en guerre contre son chef après la réunion du comité central de novembre au cours de laquelle les délégués ont décidé de renoncer au système des primaires et de désigner eux-mêmes les candidats à la députation.
La réforme permet à M. Netanyahu, qui contrôle l’appareil du parti, d’écarter des rivaux qui ont l’appui de la base. Plusieurs dirigeants du Likoud l’ont accusé de double jeu en incitant en sous-main les délégués à voter pour la réforme, tout en proclamant qu’elle était prématurée.
A présent M. Netanyahu laisse entendre que le Likoud pourrait revenir à un système de primaires. Après les avoir accusés d’être animés par l’ambition, il fait bonne figure à ses adversaires et les reçoit. (AFP)
Honni par les Arabes, isolé sur la scène internationale, méprisé par l’establishment, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit désormais faire face à un adversaire plus redoutable encore: les caciques de son parti.La position de M. Netanyahu, qui depuis plusieurs mois accumule les ennemis, est de plus en plus fragile, selon les commentateurs de la presse israélienne. La télévision publique s’interroge: «Qui quittera le premier le navire?».Aux Etats-Unis, où il s’est récemment rendu, le président américain Bill Clinton lui a fait l’affront de ne pas le recevoir et la communauté juive lui a réservé un accueil fort réservé.A son retour, M. Netanyahu est confronté à la fronde des dirigeants du Likoud, après une convention houleuse du parti en novembre. Cette grogne l’a contraint à annoncer la...