«L’enveloppe du bal de Maurice» est l’une des trois dernières au monde à avoir traversé le temps parmi les quelque 200 ou 300 invitations à un bal organisé dans l’île le 30 septembre 1847.
Selon le commissaire-priseur qui a procédé aux enchères, David Feldman, cette enveloppe et son timbre font partie «des cinq ou six objets philatéliques les plus recherchés en dehors des collections des musées».
Plus encore que sa valeur marchande, c’est l’histoire de «l’enveloppe du bal de Maurice» qui passionne les philatélistes. En 1847, le gouverneur britannique de l’Ile Maurice avait interdit la langue française par décret.
Maurice était passée sous administration anglaise en 1810 après plus d’un siècle de colonisation française. Son épouse, Lady Gomm, cherchant à améliorer les relations entre les deux communautés, avait alors organisé un bal, utilisant sur ses enveloppes le tout nouveau timbre.
Une deuxième «enveloppe du bal de Maurice» a été achetée par le roi George V et fait toujours partie des collections royales de Grande-Bretagne. La troisième repose à la bibliothèque du British Museum.
En 1993, Feldman avait réalisé la vente — exceptionnelle — d’un autre ensemble philatélique en provenance de l’Ile Maurice. Une enveloppe datée du 4 octobre 1847, adressée à un marchand de vin de Bordeaux et affranchie avec un timbre d’un penny orange et un autre d’une valeur de deux pence bleu, avait été achetée plus de 5 millions de dollars.
L’année dernière, un timbre seul, le «Trois skilling jaune», émis par la poste suédoise, a été adjugé à 2,875 millions de francs suisses ($ 2,05 millions). A part cet exemplaire, les timbres de cette valeur et de cette époque sont tous verts. (Reuters)


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