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Actualités - Chronologie

Saddam Hussein a su cette fois s'arrêter à temps

L’Irak semble pour le moment avoir remporté l’épreuve de force avec les Etats-Unis, après avoir négocié habilement pour la première fois depuis l’invasion du Koweit, ont estimé des experts.
«Pour la première fois, on constate que l’Irak agit raisonnablement et négocie bien», a déclaré Jamal Soueidi, directeur du Centre d’études stratégiques des Emirats, basé à Abou Dhabi.
«C’est la première fois que le président Saddam Hussein déclenche une crise avec des demandes limitées. Dans les occasions précédentes, il semblait rechercher la confrontation. Cette fois-ci, Saddam Hussein a accepté une solution au bon moment», a-t-il ajouté.
Pendant la crise du Golfe de 1990-1991, l’Irak avait refusé de se retirer du Koweit avant l’expiration de l’ultimatum du 15 janvier et en a été chassé six semaines plus tard par une coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis.
Bagdad a autorisé jeudi le retour sans condition de tous les inspecteurs de la Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) qui supervise son désarmement, après avoir obtenu de la Russie l’assurance qu’elle s’efforcerait d’obtenir une levée rapide de l’embargo.
«Je crois que ça sera reconnu sans conteste comme une victoire pour Saddam Hussein», a déclaré Hazhir Teimourian, un expert du Proche-Orient basé à Londres.

Yoyo

Le président irakien a «joué au yoyo avec les forces américaines. Il les a fait venir dans la région et va les renvoyer chez eux», a-t-il ajouté.
«Dans quelques mois, il va probablement les faire revenir comme un yoyo», a-t-il lancé.
Les Etats-Unis ont envoyé des renforts de navires de guerre et d’avions de combat, dont des chasseurs furtifs et des bombardiers lourds B-52.
«Nous n’avons pas été informés de changements de plan» pour le déploiement de six chasseurs furtifs F-117 au Koweit, a déclaré un responsable américain dans le Golfe.
M. Soueidi a cependant souligné que cet accord ne signifiait pas «la fin de la crise entre les Etats-Unis et l’Irak, parce que Washington cherche toujours à se débarrasser de Saddam».
L’Irak a déclenché la crise le 29 octobre en décidant d’expulser les experts américains de l’UNSCOM, accusés d’empêcher la Commission spéciale de certifier qu’il ne possède plus d’armes de destruction massive.
De ce certificat de bonne conduite dépend la levée de l’embargo pétrolier, la plus ruineuse des sanctions imposées à l’Irak depuis l’invasion du Koweit.
L’Irak a obtenu une réunion des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, alors que Washington menaçait une nouvelle fois d’employer la force militaire si la diplomatie échouait à le faire revenir sur l’expulsion.
L’Irak a obtenu le réexamen de la composition de l’UNSCOM et a gagné trois semaines pour cacher des matériaux prohibés pendant que les inspecteurs de l’ONU n’avaient pas accès aux sites sous surveillance, a souligné M. Teimourian.
«Nous sommes soulagés pour le moment», a déclaré Abdallah Chayji, un commentateur politique et professeur d’université à Koweit.
«La tragédie, c’est que ce n’est pas le dernier face-à-face avec le régime de Bagdad. Aussi longtemps qu’il sera au pouvoir, il reviendra nous hanter», conclut-il. (AFP)
L’Irak semble pour le moment avoir remporté l’épreuve de force avec les Etats-Unis, après avoir négocié habilement pour la première fois depuis l’invasion du Koweit, ont estimé des experts.«Pour la première fois, on constate que l’Irak agit raisonnablement et négocie bien», a déclaré Jamal Soueidi, directeur du Centre d’études stratégiques des Emirats, basé à Abou Dhabi.«C’est la première fois que le président Saddam Hussein déclenche une crise avec des demandes limitées. Dans les occasions précédentes, il semblait rechercher la confrontation. Cette fois-ci, Saddam Hussein a accepté une solution au bon moment», a-t-il ajouté.Pendant la crise du Golfe de 1990-1991, l’Irak avait refusé de se retirer du Koweit avant l’expiration de l’ultimatum du 15 janvier et en a été chassé six semaines...