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Actualités - Chronologie

Netanyahu siffle la fin de la récréation au sein du Likoud

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, rentré en Israël après une semaine à l’étranger, s’est immédiatement consacré à mater la fronde de dirigeants de son parti Likoud qui avaient voulu l’évincer. M. Netanyahu a convoqué un par un à son bureau une série de responsables du parti et de la coalition gouvernementale, notamment le ministre des Sciences Michael Eitan, le ministre de la Sécurité intérieure Avigdor Kahalani, le vice-ministre de la Défense Silva Shalom et des maires qui lui sont restés fidèles. Quelques heures plus tard, il devait rencontrer deux de ses principaux opposants au sein de son parti: le député-maire de Jérusalem Ehud Olmert et le ministre des Communications Limer Livnat.
M. Shalom a indiqué que M. Netanyahu refusait de limoger son directeur général de la présidence du Conseil Avigdor Lieberman, dont plusieurs responsables du Likoud avaient demandé la tête.
«Le premier ministre n’a pas l’intention de prendre des mesures opérationnelles personnelles, contre qui que ce soit», a affirmé M. Shalom à la radio.
M. Netanyahu a offert à ses détracteurs la mise en place d’une commission d’enquête sur le malaise au sein du parti.
Et il a reçu le soutien remarqué du ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï, souvent cité par les commentateurs comme un rival potentiel.
«Le premier ministre continuera à assumer ses fonctions et chacun doit se joindre à lui pour essayer de surmonter ces problèmes répétés», a affirmé M. Mordehaï.
M. Olmert, Mme Livnat et une demi-douzaine d’autres ministres et députés ont tenu une série de réunions ces cinq derniers jours, en l’absence de M. Netanyahu qui se trouvait en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, pour chercher les moyens de le démettre. Ils n’ont cependant pas réussi à mobiliser une majorité de responsables du parti.
Les frondeurs apparouvent la politique intransigeante de M. Netanyahu dans le processus de paix. Mais ils dénoncent ses méthodes en politique intérieure, et notamment le fait qu’il ne tient aucun compte des avis émis par les ministres et députés de son propre parti.
La mutinerie s’est déclenchée après une réunion du comité central du Likoud, tenue juste avant le départ du premier ministre à l’étranger, au cours de laquelle les délégués ont décidé — contre l’avis de la direction du parti — de modifier le système de désignation des candidats à la députation.
Le ministre de la Justice, Tzahi Hanegbi, a fustigé une tentative de «putsch», «mesquine, manipulatrice, subversive et boîteuse».
Le conseiller de Netanyahu, David Bar-Illan, a assuré pour sa part que la fronde ne «menaçait» en rien l’autorité du premier ministre.
S’ils confirment cette analyse, les politologues soulignent la fragilisation de Netanyahu à un moment crucial de son mandat (l’examen du budget est prévu en décembre) et, qui plus est, dans la phase critique que traverse le processus de paix.
Elu l’an dernier pour un mandat de quatre ans, Benjamin Netanyahu ne dispose que d’une majorité de six voix à la Knesset. Si la grogne s’amplifie, il risque une motion de censure qui pourrait entraîner la chute du gouvernement avant l’an 2000.
«Nous avons affaire maintenant à un autre Benjamin Netanyahu, un Netanyahu sous pression, très inquiet, et conscient qu’il affronte une nouvelle réalité politique», estime Shimon Schiffer, un fin connaisseur de la vie politique israélienne.
«Aujourd’hui, même ses plus fervents alliés le critiquent», note-t-il.
Pour preuve: une pétition de soutien au premier ministre distribuée lundi à la Knesset n’a recueilli que quatre signatures.
Selon les commentateurs, les frondeurs ont peu de chance de démettre M. Netanyahu à court terme et de provoquer des élections anticipées, qui pourraient permettre un retour aux affaires du Parti travailliste.
Pourtant, selon le quotidien «Maariv», M. Olmert s’est déclaré confiant de pouvoir réunir à terme une majorité spéciale des deux tiers au Parlement, nécessaire pour démettre M. Netanyahu sans dissoudre la Chambre. (Reuters, AFP)
Le premier ministre Benjamin Netanyahu, rentré en Israël après une semaine à l’étranger, s’est immédiatement consacré à mater la fronde de dirigeants de son parti Likoud qui avaient voulu l’évincer. M. Netanyahu a convoqué un par un à son bureau une série de responsables du parti et de la coalition gouvernementale, notamment le ministre des Sciences Michael Eitan, le ministre de la Sécurité intérieure Avigdor Kahalani, le vice-ministre de la Défense Silva Shalom et des maires qui lui sont restés fidèles. Quelques heures plus tard, il devait rencontrer deux de ses principaux opposants au sein de son parti: le député-maire de Jérusalem Ehud Olmert et le ministre des Communications Limer Livnat.M. Shalom a indiqué que M. Netanyahu refusait de limoger son directeur général de la présidence du Conseil Avigdor...