Des restes de l’Arche de Noé apparaîtraient sur des photos aériennes du mont Ararat, en Turquie, prises par un avion espion U-2 et que la CIA se prépare à publier, indique le quotidien «Washington Times».
Ces clichés, selon le journal, datent des années 1950-1970 et montrent ce que les experts de l’agence de renseignement américaine ont dénommé «l’anomalie Ararat». Une étude de ces photos a été réalisée dans les années 1970 par la CIA et une autre, plus récemment, par l’agence de renseignement du Pentagone (DIA).
La publication de ces documents sera réalisée en réponse aux démarches entreprises par un professeur de l’Université de Richmond (Virginie), Porcher Taylor, qui a demandé leur divulgation en s’appuyant sur la loi sur la liberté de l’information (Freedom Information Act).
Il a dit au journal qu’il s’était battu sur cette question, après avoir appris qu’un haut responsable de la CIA, George Carver, avait déclaré publiquement il y a quelques années: «Selon certaines indications claires, il se trouve quelque chose de vraiment étrange sur le mont Ararat», où se serait échouée l’Arche de Noé après le Déluge.
En 1995, la DIA avait publié des photos aériennes de cette zone prises par un avion militaire en 1949, montrant une formation incurvée, à environ 2 km du sommet du mont, haut de 5.156 m, ainsi qu’un rapport sur cette question.
«La glace et la neige le long de ce précipice tombent évidemment le long de la montagne à intervalles fréquents, laissant souvent de longues traînées linéaires», notait l’auteur avant d’ajouter: «Il semble que cette ‘anomalie’ soit l’une de ces traînées, marquant une accumulation plus récente de glace et de neige».
Un ancien responsable des services de renseignement, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, se souvient de son côté avoir rencontré en 1973 des experts surpris par ce qu’ils voyaient: trois morceaux de bois ressemblant à la proue d’un navire émergeant de la neige.
Un analyste voulait «vraiment» croire qu’il s’agissait des restes de l’Arche de Noé mais d’autres ont conclu que c’était «seulement un rocher», a-t-il indiqué.
Pour un ancien spécialiste photographe de la CIA interrogé par le «Washington Times», les mesures des soi-disant débris de l’Arche ne coïncidaient pas avec les mesures fournies par la Bible. «A aucun moment, nous n’avons dit que nous avons vu une arche», a-t-il affirmé.
Mais le Pr Taylor garde toujours un espoir. «Bien qu’il soit improbable que l’Arche puisse avoir survécu pendant 4.500 ans dans un glacier en mouvement, certains experts en photos de la CIA n’ont pas éliminé cette possibilité», a-t-il déclaré. (AFP)


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