Plusieurs quotidiens français étaient absents des kiosques mercredi matin au lendemain de l’appel à la grève de 24 heures lancé par l’intersyndicale des journalistes pour le maintien de l’abattement fiscal de 30%.
L’appel a été particulièrement suivi au «Figaro», à «France-Soir», à «l’Humanité», et au quotidien sportif, «l’Equipe». Seuls, «Libération» et «Aujourd’hui en France» — édition nationale du «Parisien» — pour les journaux généralistes, «La Tribune» et «les Echos», pour la presse économique, sont en vente.
Par contre, la quasi-totalité des grands journaux régionaux est parue dans des paginations normales.
Des réunions d’information se sont tenues dans les rédactions et plusieurs journaux s’apprêtent à publier des communiqués afin d’expliquer les raisons du mouvement.
Le premier ministre Lionel Jospin a reçu mardi l’intersyndicale des journalistes et s’est engagé à prendre contact avec les groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour tenter d’obtenir un report de la suppression de l’abattement dont bénéficient les journalistes depuis 60 ans.
La suppression de l’abattement fiscal, plafonné à 50.000 francs (8.600 dollars), équivaudrait à la perte d’environ un mois de salaire pour les journalistes français, qui s’estiment déjà moins bien payés que leurs collègues européens. (AFP)


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